• Croyances et moeurs,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Lien du sang : le drame de Louis XIV et Marie-Thérèse

          L’accouchement est, pour toutes ces Reines et ces princesses destinées à assurer la continuité de la dynastie, un exercice périlleux mettant en danger la vie de la mère et de son enfant. Au Moyen-Âge, une femme sur quatre meurt en couches. Les progrès de l’obstétrique permettent de diminuer les risques : les spécialistes nommés « accoucheurs » entourant la royale patiente utilisent des instruments facilitant la délivrance. Mais l’accouchement reste une épreuve physiquement et psychologiquement éprouvante jusqu’au XXème siècle. Si le taux de mortalité infantile élevé est souvent la cause de la disparition prématurée de leurs enfants, les couples royaux sont souvent victimes des effets mal connus de la consanguinité… …

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Nains de Cour, coqueluches des princes

          Depuis l’Antiquité, les individus atteints de nanisme excitent la curiosité de l’Homme, toujours fasciné par l’étrange. Chez les Romains, posséder un nain est une marque de richesse : Marc-Antoine, Auguste ou encore Tibère desserrent généreusement les cordons de leur bourse pour se procurer ces « objets » de luxe.    Dans toute l’Europe du Moyen-Âge, les nains sont en vogue. La mode veut qu’on choisisse les plus laids, les plus difformes. « Miroirs déformants, moitié hommes, moitié monstres », ils servent de distraction aux côtés des bouffons. On les montre dans les foires.    La période qui s’étend du XVIème au XVIIIème siècle est l’âge d’or des nains. Chez les grands du monde,…

  • Mensonges, complots et mascarades,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Anne de Bourbon, éphémère fiancée de Louis XV

         Au cours de l’année 1719, les rapports entre la France et l’Espagne ne sont pas au beau fixe. Philippe V, petit-fils du Roi-Soleil, règne sur le peuple madrilène conjointement avec sa seconde épouse Élisabeth Farnèse. Philippe d’Orléans, Régent de France, gouverne pour le jeune Louis XV. Bourbon et Orléans, une même famille !    Pourtant, les deux couronnes viennent de se livrer une guerre fratricide : la France n’a pas soutenu l’Espagne dans sa volonté de reconquérir ses provinces perdues en Italie. Cette politique agressive menée par l’Espagne a été désastreuse, même si elle a permis à l’ambitieuse Élisabeth Farnèse d’assurer pour l’avenir, à l’un de ses fils, les duchés…

  • Rois et Empereurs,  XVII et XVIIIème siècles

    Louis XVII, de Hélène Becquet

         Dès les premières pages, Hélène Becquet annonce la couleur. Les lecteurs qui s’attendent à voir surgir un énième rebondissement dans « l’énigme Louis XVII » feraient mieux de passer leur chemin. Comme le rappelle très bien l’auteur, les élucubrations relatives à une éventuelle substitution du petit Roi lors de son emprisonnement se sont taries. Nous savons que l’enfant décédé dans sa cellule en 1795 était bel et bien le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette.    Il s’agit en réalité d’une réflexion profonde sur l’instrumentalisation politique de cet enfant qui devient, dès les premières années de la Révolution, l’espoir d’une grande partie des français, avant de symboliser le Roi…

  • Crimes et maladies,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Hécatombe dans la famille de Louis XIV

         En ce début d’année 1711, Louis XIV est un monarque vieillissant de plus de soixante-dix ans. Son autorité est reconnue et respectée dans toutes les Cours d’Europe. Il peut se targuer d’être le plus puissant Roi du monde.    Une domination qui passe par sa descendance, bien pourvue en mâles, vitrine de sa souveraineté. Ils garantissent une continuité dynastique sur plusieurs générations. Une confiance en l’avenir qui va, au cours des quatre années qui lui restent à vivre, être terriblement mise à mal…   Une descendance assurée    Louis XIV a eu six enfants de son union avec Marie-Thérèse d’Autriche. Un seul a survécu : Louis, Monseigneur, dit le…

  • Hommes et femmes illustres,  Les allées du pouvoir,  XVII et XVIIIème siècles

    Antoine Crozat, le français qui possédait l’Amérique, de Pierre Ménard

         Chers lecteurs, vous connaissez à présent mon faible pour les oubliés de l’Histoire. Sans cet ouvrage, la première biographie qui lui est consacrée, la vie d’Antoine Crozat menaçait de rester ensevelie sous des noms plus ou moins prestigieux qui lui damnent le pion dans la mémoire collective depuis près de trois siècles.    Pourtant, ce personnage haut en couleurs fut l’un des plus puissants financiers de son époque. Évoluant dans les cercles les plus fermés, il gravita autour du pouvoir suprême pendant plusieurs décennies, prêtant de l’argent à l’État sous Louis XIV et sous la régence de Philippe d’Orléans. C’est ce destin hors du commun que vous compte…

  • Crimes et maladies,  Croyances et moeurs,  XVII et XVIIIème siècles

    Infanticides : la détresse des femmes sous l’Ancien Régime

       Depuis la fin du XXème siècle, les infanticides sont rarissimes. Ce comportement nous parait si monstrueux que lorsqu’un cas survient, il fait la une des tabloïdes. Ils sont plus nombreux sous l’Ancien-Régime, mais restent tout aussi dramatiques. La mère est la première victime : mise au ban de la société si sa grossesse est découverte, peu d’options s’offrent à elle.    Du XVIème siècle à nos jours, des dizaines de milliers de femmes ont été traduites en justice pour ce crime : au moins 1 500 (sans doute beaucoup plus) ont été condamnées et pendues entre le XVIème et le XVIIIème.   Le décret d’Henri II    L’avortement est, au Moyen-Âge, une…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Hygiène à Versailles : bain, dentifrice et chaise percée !

        Une légende persistante veut que Louis XIV n’ait pris qu’un seul bain au cours de sa vie… De nos jours, la Cour du Roi-Soleil est particulièrement décriée pour son hygiène déplorable. Il est vrai qu’au Moyen-Âge, on se lave beaucoup plus souvent que sous l’Ancien-Régime, époque qui semble afficher une régression dans ce domaine. Mais les courtisans de Versailles sont loin d’être ces monstres de saleté, ces personnages crasseux et emperruqués qui se soulagent dans les couloirs et se parfument à l’excès dans le seul but de camoufler leurs odeurs corporelles.   L’eau et la propreté     Contrairement à une idée reçue, Versailles dispose d’arrivées d’eau courante dès…

  • Dames de coeur,  XVII et XVIIIème siècles

    Louise de Polastron, Ange rédempteur du comte d’Artois

         « C’était la tendresse vivante » affirme Lamartine. Personnalité touchante et discrète, coquette mais point ambitieuse, celle que Marie-Antoinette surnommait « la bonne Louise » demeura la maîtresse du comte d’Artois, futur Charles X, jusqu’à sa mort. Ce grand amateur de femmes particulièrement frivole, sut reconnaître en Louise des qualités de cœur qui inspirèrent à ses contemporains éloges et compliments poétiques.   La jeunesse dorée du XVIIIème siècle    Louise d’Esparbès de Lussan, née le 19 octobre 1764, ne connaîtra jamais sa mère, morte six semaines après lui avoir donné le jour. Elle noue en revanche des liens très forts avec son grand-père maternel.    Issue d’une noble et très ancienne famille…

  • Crimes et maladies,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    La maladie de Crohn : tombeau du Roi Louis XIII

      Les colères du Dauphin    Lorsque le Dauphin Louis, premier enfant d’Henri IV et Marie de Médicis, naît le 27 septembre 1601 au château de Fontainebleau, c’est un gros bébé qui fait la fierté de ses parents. Il promet de surpasser son père en résistance physique ! Enfant en effet, il déborde de vie et aime particulièrement les activités de plein air. Il faut le tenir constamment occupé.    Cependant, c’est aussi un bambin colérique, qui pique des crises sans prévenir pour un oui ou pour un non. Ces sautes d’humeur font partie de son caractère : très fier et imbu de sa naissance, il méprise (gentiment mais fermement) les bâtards…

  • Dames de coeur,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Éléonore de Liechtenstein : amour impossible de Joseph II

      Lori et Poldi    Éléonore, issue de la noble famille bavaroise des ducs d’Oettingen, naît en 1745. Lori, comme on la surnomme, passe toute sa jeunesse en compagnie de sa sœur aînée de quatre ans, Léopoldine, dite Poldi. Main dans la main, elles arpentent les forêts d’Allemagne du Sud, qui environnent la propriété familiale. Elles rêvent, s’imprègnent de romantisme en dévorant ensemble les auteurs de la nouvelle littérature anglaise sentimentale. Elles sont inséparables. Cette enfance solitaire vécue en fusion totale avec sa sœur chérie est subitement interrompue lorsque, à l’âge de 15 ans, Éléonore devient l’un des plus beaux partis de l’Empire. Elle hérite en effet de sa tante…

  • Les allées du pouvoir,  Premier Empire,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  Restauration,  XVII et XVIIIème siècles

    Charlotte, fille aînée du Roi fou George III

      Princess Royal    Le 29 septembre 1766, la Reine d’Angleterre Charlotte de Mecklenburg-Strelitz accouche d’une petite princesse. Elle a déjà donné à son époux, le Roi George III, trois beaux garçons : George, prince de Galles, Frederick et William. C’est donc la première fille du couple. On la baptise Charlotte, comme sa mère, mais elle sera connue sous le nom de « Princess Royal » ou « Royal ».    Dès ses plus jeunes années, Royal développe un complexe d’infériorité par rapport à ses sœurs, surtout à l’égard d’Augusta, née en novembre 1768, et d’Elizabeth, née en mai 1770. Au sein du trio des filles aînées, la comparaison systématique lui est défavorable…