• Favorites et courtisanes,  XVII et XVIIIème siècles

    Madame de Montespan – Jean-Christian Petitfils

       Après avoir dévoré « Louise de La Vallière » de Jean-Christian Petitfils, je ne pouvais manquer la biographie de celle qui lui ravit le cœur du Roi !    La rencontre entre Athénaïs de Montespan et Louis XIV transforma le règne du Roi-Soleil. C’est au contact de cette femme au charme sensuel qui sait lui tenir tête, pour qui il éprouve une attirance charnelle, que Louis XIV devient Louis XIV, ce monarque imposant et majestueux, et que Versailles rayonne dans toute l’Europe. Leur liaison coïncide avec la période la plus flamboyante du règne, et c’est la favorite qui lui donna cette impulsion brillante. Procurez-vous “Madame de Montespan” de Jean-Christian Petitfils !  …

  • Croyances et moeurs,  Fin XIXème et XXème siècle,  Premier Empire,  Princes au quotidien,  Restauration,  Second Empire,  XVII et XVIIIème siècles

    Bains de mer des têtes couronnées : thérapie réglementée

       Si les vertus thérapeutiques de l’eau de mer sont louées par les civilisations antiques, (égyptiennes, grecques et romaines), ses bienfaits tombent ensuite dans l’oubli pendant plusieurs siècles…   « Ceux qui sont mordus par les chiens enragés se vont baigner à la mer »    Au Moyen-Âge, le moins que l’on puisse dire, c’est que les océans n’ont pas la cote. Synonymes de tempêtes meurtrières, de naufrages terribles, d’assauts de pirates, d’invasions ou d’épidémies, de monstres et de sirènes ensorcelantes, ils terrifient. L’homme s’en tient à l’écart, car la mer « demeure le lieu de mystères insondables ». Les maisons sont construites à l’intérieur des terres, loin des rivages.    Mais progressivement, la…

  • Fêtes, arts et création,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Mesdames de France musiciennes

         La musique participe presque obligatoirement à l’éducation d’une princesse, au même titre que la danse ou le chant. Dans le cas de Mesdames, filles de Louis XV et Marie Leszczynska, la musique va prendre une place particulière.    Pour au moins quatre des six filles du couple qui atteindront l’âge adulte, Henriette, Adélaïde, Victoire et Sophie, la musique devient un véritable « dérivatif au néant de leur existence », une activité qui justifie la vie tristement vaine et monotone de ces princesses.   La passion des filles de France    Mesdames sont plongées dès leur plus tendre enfance dans cet univers artistique. Si Louis XV n’est guère sensible qu’aux sonneries de…

  • Hommes et femmes illustres,  XVII et XVIIIème siècles

    Henriette d’Angleterre – Jacqueline Duchêne

       Henriette-Anne, princesse d’Angleterre, est un personnage qui ne manque d’exercer encore aujourd’hui, et ce malgré sa courte existence, son charme piquant et sa gaieté communicative.    Sa mort prématurée a fait couler beaucoup d’encre, mais il faut aussi s’intéresser à son évolution au cours de ses vingt-six années d’existence. Lorsque la petite princesse insignifiante, celle des années douloureuses, devient duchesse d’Orléans, elle occupe une place privilégiée qui lui permet de prendre sa revanche sur la vie. A la Cour du Roi-Soleil, elle va briller comme aucune autre, éprouvant une santé déjà fragile… Procurez-vous “Henriette d’Angleterre, duchesse d’Orléans” par Jacqueline Duchêne !   Une enfance difficile    Les épreuves n’épargnent pas…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Bouffonneries de Pierre le Grand : orgies impériales

         Le 19 février 1690, la tsarine Eudoxie met au monde un héritier, le tsarévitch Alexis. Son époux Pierre Ier témoigne sa joie en se servant une rasade de vodka avant de délaisser sa femme et son nouveau né pour se procurer des plaisirs sensuels dans les bras des femmes du faubourg Allemand, expertes aux jeux de l’amour. Voilà qui illustre à merveille le genre de vie qu’affectionne Pierre.    Celui que l’on connaît sous le nom de Pierre Le Grand va bientôt s’atteler à réformer la Russie, comme aucun Tsar ne l’a fait avant lui, entreprenant de vastes conquêtes qui permettront à son pays de rivaliser avec les grandes…

  • Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Madeleine, sœur de la Montespan et Perle des Abbesses

       L’histoire de Marie-Madeleine-Gabrielle de Rochechouart de Mortemart a été éclipsée par celle, plus scandaleusement trépidante, de sa sœur Madame de Montespan.    Pourtant, celle que l’on surnommait la Perle ou la Reine des Abbesses fut la « gloire de son sexe et l’ornement de son siècle ». Une femme de caractère, religieuse, savante, lettrée et grande épistolière.   Abbesse de Fontevraud à vingt-cinq ans    Marie-Madeleine est la fille de Gabriel de Rochechouart, duc de Mortemart, et de Diane, marquise de Grandseigne. Elle naît en 1645, dans le pavillon des Tuileries qu’occupe alors son père : il a été gentilhomme du Roi Louis XIII. Jusqu’à l’âge de onze ans, elle est élevée…

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    La Galerie des Glaces, ou comment la France éclipsa Venise

       La conception de la Galerie des Glaces est le fruit d’une étroite collaboration entre deux des plus brillants artistes du règne de Louis XIV : l’architecte Jules Hardouin-Mansart et le peintre Charles Lebrun. C’est aussi la naissance d’une forme de suprématie artistique à la française.   Une prouesse technique et architecturale    A l’origine, une terrasse édifiée par Le Vau surplombait le parterre d’eau et séparait les appartements du Roi de ceux de la Reine. Louis XIV veut en faire une galerie somptueuse, qui puisse servir aux cérémonies et réceptions officielles de la Cour, une construction rappelant la puissance de la France et de son Roi, alors grand vainqueur de…

  • Dames de coeur,  Princes au quotidien,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    Corisande, maîtresse et confidente d’Henri IV

         Ah, les fameuses conquêtes d’Henri IV ! Paysannes ou filles d’aubergistes, bourgeoises ou nobles, passades ou maîtresses officielles… Elles sont légions. Corisande occupe, dans cette liste, une place à part. Refusant toujours le statut de favorite, elle fut l’unique maîtresse de Henri à l’aimer uniquement pour lui-même.    C’est la première grande histoire d’amour de celui qui n’est encore que Roi de Navarre. La seule qui fut réciproque, dans sa quête éperdue d’affection. De leurs amours subsiste le plus beau des témoignages : une correspondance régulière d’une incroyable qualité.   Riche héritière    Née au château d’Hagetmau en 1555, Diane d’Andoins, de son vrai nom, est issue d’une illustre et…

  • Second Empire,  XVII et XVIIIème siècles

    Collections de beautés des têtes couronnées

        Célébrer la beauté féminine. Une activité à laquelle s’adonnent volontiers les plus grandes familles souveraines !    Entre 1666 et 1668, Sir Peter Lely réalise les portraits des demoiselles de compagnie d’Anne Hyde, duchesse d’York, première épouse du Roi d’Angleterre Jacques II. Les portraits de cette collection, les Windsor Beauties, sont exposés au château de Hampton Court.    Violante-Béatrice de Bavière, grande duchesse de Toscane par son mariage avec Ferdinand III de Médicis, fait appel à l’artiste Giovanna Fratellini pour portraiturer toutes les plus belles demoiselles de compagnie de sa maison. Les tableaux sont exposés dans sa somptueuse Villa Lampeggi jusqu’à sa mort en 1731. Ces pastels d’une grande qualité sont soigneusement conservés dans…

  • Les allées du pouvoir,  XVII et XVIIIème siècles

    Gabrielle, sœur de la Montespan et marquise de Thianges

         Si Athénaïs de Montespan gagne les faveurs de Louis XIV, c’est en partie grâce à sa sœur aînée Gabrielle de Thianges, qui l’introduit dans le monde.    A la Cour, Gabrielle et Athénaïs sont comme deux jumelles, qui se chamaillent et se soutiennent, rivalisant de beauté et d’esprit. A l’image de Marie-Madeleine, troisième sœur Mortemart et abbesse de Fontevrault, Gabrielle conservera les bontés de Louis XIV après l’éviction d’Athénaïs…   La Bourgogne, terre honnie   Gabrielle naît à Lussac-lès-Château en 1631. Elle est la première fille du couple formé par Gabriel de Rochechouart, duc de Mortemart, et la belle et pieuse Diane de Grandseigne.    Élevée au convent…

  • Crimes et maladies,  Croyances et moeurs,  Dames de coeur,  Les allées du pouvoir,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Jeanne de Pompadour : maîtresse frigide et femme fragile

       Louis XV, l’un de nos plus beaux Rois Bourbons, est un souverain très facilement rongé par l’ennui. Le fond de sa personnalité est la tristesse, à cause de son caractère dépressif lié à une enfance malheureuse.    En devenant la maîtresse du Roi au cours de l’année 1745, Jeanne-Antoinette Poisson, dite Madame d’Étiolles et bientôt faite marquise de Pompadour, est-elle vraiment consciente des difficultés de sa position ?   Probablement. Belle, éduquée, cultivée, elle est aussi prodigieusement intelligente. Et ambitieuse. Mais pour une femme d’une telle condition physique, la tâche est quasi surhumaine.   « La vie que je mène est terrible »    Au sein d’une Cour qui la dénigre, la surnomme avec…

  • Mensonges, complots et mascarades,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Antoinette contre la Du Barry

         Marie-Antoinette d’Autriche et Jeanne Du Barry. Deux femmes qu’un monde sépare. Victimes de la Cour, univers impitoyable, elles vont être les protagonistes de l’une des plus ridicules confrontations de la fin du règne de Louis XV.    Sophia Coppola, dans son film « Marie-Antoinette », nous donne une version grossière et erronée de l’affaire, cette simple question d’Etiquette transformée en affaire d’Etat : représentant Jeanne comme une grisette vulgaire et sans manières, donnant le beau rôle à Marie-Antoinette, son interprétation est fort éloignée de la réalité…   La Cour, nid d’intrigues    Au cours de l’année 1768, Louis XV tombe sous le charme d’une demi-mondaine, prostituée de haut vol, Jeanne Bécu,…