• Dames de coeur,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Éléonore de Liechtenstein : amour impossible de Joseph II

      Lori et Poldi    Éléonore, issue de la noble famille bavaroise des ducs d’Oettingen, naît en 1745. Lori, comme on la surnomme, passe toute sa jeunesse en compagnie de sa sœur aînée de quatre ans, Léopoldine, dite Poldi. Main dans la main, elles arpentent les forêts d’Allemagne du Sud, qui environnent la propriété familiale. Elles rêvent, s’imprègnent de romantisme en dévorant ensemble les auteurs de la nouvelle littérature anglaise sentimentale. Elles sont inséparables. Cette enfance solitaire vécue en fusion totale avec sa sœur chérie est subitement interrompue lorsque, à l’âge de 15 ans, Éléonore devient l’un des plus beaux partis de l’Empire. Elle hérite en effet de sa tante…

  • Les allées du pouvoir,  Premier Empire,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  Restauration,  XVII et XVIIIème siècles

    Charlotte, fille aînée du Roi fou George III

      Princess Royal    Le 29 septembre 1766, la Reine d’Angleterre Charlotte de Mecklenburg-Strelitz accouche d’une petite princesse. Elle a déjà donné à son époux, le Roi George III, trois beaux garçons : George, prince de Galles, Frederick et William. C’est donc la première fille du couple. On la baptise Charlotte, comme sa mère, mais elle sera connue sous le nom de « Princess Royal » ou « Royal ».    Dès ses plus jeunes années, Royal développe un complexe d’infériorité par rapport à ses sœurs, surtout à l’égard d’Augusta, née en novembre 1768, et d’Elizabeth, née en mai 1770. Au sein du trio des filles aînées, la comparaison systématique lui est défavorable…

  • Premier Empire,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Amélia, dernière fille du Roi fou George III

      « Emily »    La princesse Amélia d’Angleterre naît le 7 août 1783, au château de Windsor. Elle est la quinzième (oui, oui !) et dernière enfant du Roi George III d’Angleterre et de son épouse, la très prolifique Reine Charlotte de Mecklenburg-Strelitz. Cette naissance survient quelques semaines seulement après la mort d’un fils, le prince Octavius. Le couple fait immédiatement un transfert d’affection sur Amélia, surtout George III : la compagnie de la petite semble atténuer sa peine.    En tant que « bébé de la famille », la princesse occupe une position à part dans la fratrie : c’est une enfant choyée. Sixième fille du couple, elle a dix-sept ans d’écart avec sa sœur…

  • Les allées du pouvoir,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Louise, Reine-enfant de Philippe V d’Espagne

      Philippe V de Bourbon, Roi d’Espagne     Le 1er novembre 1700, le maladif Charles II de Habsbourg, Roi d’Espagne, meurt sans héritier : dans son testament il désigne comme successeur le second petit-fils de Louis XIV, Philippe, duc d’Anjou. Léopold Ier de Habsbourg, Empereur du Saint-Empire romain germanique, qui voyait déjà la couronne échoir à son fils l’archiduc Charles, ne se remet pas de cette fracassante nouvelle !    Renonçant au trône de France, le duc d’Anjou devient Philippe V d’Espagne. Déraciné de Versailles, séparé de ses frères qu’il n’a jamais quittés depuis sa naissance, il s’installe à Madrid le 19 février 1701.    Le nouveau monarque gagne presque immédiatement le…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Ferdinand IV de Naples, un souverain… pas très royal !

       Ferdinand IV de Naples, puis Ferdinand Ier des Deux-Siciles (1751 – 1825) restera pour ses sujets le bien-aimé Re Nasone (Roi Gros Nez…) ou Re Lazzaroni. Sa popularité auprès de ce petit peuple napolitain, les lazzaroni, ne se démentira jamais, et lui permettra de remonter sur le trône des Deux-Siciles après l’ouragan Bonaparte !    Mais qu’avait donc le Roi Ferdinand de si particulier pour s’attacher durablement l’affection de ses sujets les plus humbles ?   Un peuple insouciant    Les Napolitains sont un peuple expressif : ils aiment parler et rire bruyamment, gesticuler, dire ce qu’ils pensent et laisser libre cours à leurs passions. Ils sont excessifs aussi, passant d’un…

  • Fêtes, arts et création,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode excentrique des fraises : évolutions

         Après un article sur la mode des perruques, et un autre sur la mode des mouches, je me penche à présent sur les fraises…    À la Cour de France, la seconde moitié du XVIème siècle consacre un nouveau type de col qui, objet de multiples variations, va faire fureur jusqu’au début du XVIIème siècle : la fraise. Adoptée dans la plupart des pays d’Europe, elle est l’ancêtre de tous les collets, jabots, cravates et cols qui foisonneront au cours des siècles suivants.   1550 : le décolleté est dissimulé    Jusqu’à la fin du règne de François Ier (1515 – 1547) et même au tout début du règne d’Henri II (1547…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  Restauration,  Second Empire,  XVII et XVIIIème siècles

    « Graille », « Néné », « Pimpin » et autres surnoms… princiers !

       À partir du XVIIIème siècle, la mode est aux surnoms dans les Cours princières européennes. En veut-on un exemple ? Au sein de la petite société d’intimes que la Reine de France Marie Leszczynska aime à recevoir dans ses appartements, on use de pseudonymes : les courtisans sont « le Fauteuil », « Petit Train », « Cadet », « Papète », « La Poule »… La progéniture royale n’échappe pas à cet engouement pour les petits noms affectueux, parfois ridicules, souvent touchants !   Mesdames de France    Madame Elisabeth, première née des enfants de France, est surnommée « Babette » par Louis XV dès sa naissance en 1727. Babette et sa jumelle Henriette sont ses deux filles préférées. Ce n’est que peu après…

  • Favorites et courtisanes,  XVII et XVIIIème siècles

    Madame de Montespan – Jean-Christian Petitfils

       Après avoir dévoré « Louise de La Vallière » de Jean-Christian Petitfils, je ne pouvais manquer la biographie de celle qui lui ravit le cœur du Roi !    La rencontre entre Athénaïs de Montespan et Louis XIV transforma le règne du Roi-Soleil. C’est au contact de cette femme au charme sensuel qui sait lui tenir tête, pour qui il éprouve une attirance charnelle, que Louis XIV devient Louis XIV, ce monarque imposant et majestueux, et que Versailles rayonne dans toute l’Europe. Leur liaison coïncide avec la période la plus flamboyante du règne, et c’est la favorite qui lui donna cette impulsion brillante. Procurez-vous « Madame de Montespan » de Jean-Christian Petitfils !  …

  • Croyances et moeurs,  Fin XIXème et XXème siècle,  Premier Empire,  Princes au quotidien,  Restauration,  Second Empire,  XVII et XVIIIème siècles

    Bains de mer des têtes couronnées : thérapie réglementée

       Si les vertus thérapeutiques de l’eau de mer sont louées par les civilisations antiques, (égyptiennes, grecques et romaines), ses bienfaits tombent ensuite dans l’oubli pendant plusieurs siècles…   « Ceux qui sont mordus par les chiens enragés se vont baigner à la mer »    Au Moyen-Âge, le moins que l’on puisse dire, c’est que les océans n’ont pas la cote. Synonymes de tempêtes meurtrières, de naufrages terribles, d’assauts de pirates, d’invasions ou d’épidémies, de monstres et de sirènes ensorcelantes, ils terrifient. L’homme s’en tient à l’écart, car la mer « demeure le lieu de mystères insondables ». Les maisons sont construites à l’intérieur des terres, loin des rivages.    Mais progressivement, la…

  • Fêtes, arts et création,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Mesdames de France musiciennes

         La musique participe presque obligatoirement à l’éducation d’une princesse, au même titre que la danse ou le chant. Dans le cas de Mesdames, filles de Louis XV et Marie Leszczynska, la musique va prendre une place particulière.    Pour au moins quatre des six filles du couple qui atteindront l’âge adulte, Henriette, Adélaïde, Victoire et Sophie, la musique devient un véritable « dérivatif au néant de leur existence », une activité qui justifie la vie tristement vaine et monotone de ces princesses.   La passion des filles de France    Mesdames sont plongées dès leur plus tendre enfance dans cet univers artistique. Si Louis XV n’est guère sensible qu’aux sonneries de…

  • Hommes et femmes illustres,  XVII et XVIIIème siècles

    Henriette d’Angleterre – Jacqueline Duchêne

       Henriette-Anne, princesse d’Angleterre, est un personnage qui ne manque d’exercer encore aujourd’hui, et ce malgré sa courte existence, son charme piquant et sa gaieté communicative.    Sa mort prématurée a fait couler beaucoup d’encre, mais il faut aussi s’intéresser à son évolution au cours de ses vingt-six années d’existence. Lorsque la petite princesse insignifiante, celle des années douloureuses, devient duchesse d’Orléans, elle occupe une place privilégiée qui lui permet de prendre sa revanche sur la vie. A la Cour du Roi-Soleil, elle va briller comme aucune autre, éprouvant une santé déjà fragile… Procurez-vous « Henriette d’Angleterre, duchesse d’Orléans » par Jacqueline Duchêne !   Une enfance difficile    Les épreuves n’épargnent pas…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Bouffonneries de Pierre le Grand : orgies impériales

         Le 19 février 1690, la tsarine Eudoxie met au monde un héritier, le tsarévitch Alexis. Son époux Pierre Ier témoigne sa joie en se servant une rasade de vodka avant de délaisser sa femme et son nouveau né pour se procurer des plaisirs sensuels dans les bras des femmes du faubourg allemand, expertes aux jeux de l’amour. Voilà qui illustre à merveille le genre de vie qu’affectionne Pierre.    Celui que l’on connaît sous le nom de Pierre Le Grand va bientôt s’atteler à réformer la Russie, comme aucun Tsar ne l’a fait avant lui, entreprenant de vastes conquêtes qui permettront à son pays de rivaliser avec les grandes…