• Echec à la Reine,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Comment Marie Leszczynska manqua le cœur de Louis XV

         Lorsque Marie Leszczynska devient Reine de France le 5 septembre 1725, elle ignore tout des subtilités de Cour et des coteries qui y font rage. Son père, Stanislas, lui a donné pour conseil de se fier entièrement aux artisans de son mariage : le duc de Bourbon et sa maîtresse la marquise Agnès de Prie. Conseil qui va se révéler désastreux.   Un duo d’intrigants    Le duc de Bourbon, Premier ministre depuis la mort du Régent en 1723, et sa maîtresse Madame de Prie sont au faîte de leur puissance. Louis XV est encore trop jeune et trop influençable pour gouverner par lui-même : le couple s’en charge avec délectation.  …

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode des poufs à la Cour de Marie-Antoinette

      Les poufs aux sentiments    Jeune, insouciante, désirant avant tout profiter de la vie, Marie-Antoinette, dès son arrivée à la Cour, se jette à corps perdu dans une folie de divertissements. La mode, qu’elle sait capable de sublimer sa beauté, accapare une grande partie de ses journées. La toilette était l’occupation principale de cette charmante évaporée.    Reine de France, oui, mais surtout Reine de la mode, empire sur lequel elle a tout pouvoir. Elle donne libre cours à ses fantaisies. Elle voulait jouir de cet empire fictif que la beauté donne aux femmes et qui en fait les reines d’un moment.    Rose Bertin, « démon tentateur » de la Reine, devient…

  • Mensonges, complots et mascarades,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Louis XIV marie sa fille… Madame Lucifer !

      La gloire des bâtards    Louis XIV eut toute sa vie pour ses enfants légitimés, ceux de Madame de Montespan et de Louise de La Vallière, beaucoup d’affection et une infinie complaisance.    Il souhaitait les élever au rang des princes du sang, leur assurer une haute position dans l’Etat. Cette élévation passait nécessairement par des alliances prestigieuses. Les manœuvres qu’il employa pour marier son neveu, le duc de Chartres, futur Régent, à sa fille Françoise-Marie de Bourbon, furent peu dignes du grand Roi !    Deux de ses filles étaient déjà mariées à des princes de la famille royale. Marie-Anne de Bourbon, belle et fière fille de la douce…

  • Rois et Empereurs,  XVII et XVIIIème siècles

    Pierre le Grand – Henri Troyat

         Pierre le Grand, personnage mythique de la Russie : Tsar de 1682 à 1725, Empereur en 1721, il est célèbre surtout car son nom est indissociable de Saint-Pétersbourg, ville qui lui doit la vie. Il favorise l’essor de la puissance russe, qui émerge pour de bon sur la scène internationale.    Mais que sait-on réellement de ce règne chaotique et de ce souverain à la psychologie extrêmement complexe ? L’érudition d’Henri Troyat transparaît dans cet ouvrage : l’ancienne Russie n’a aucun secret pour lui ! Procurez-vous Pierre le Grand, de Henri Troyat !   Luttes pour le pouvoir    Une belle (et indispensable !) introduction nous immerge au cœur du règne du Tsar…

  • Favorites et courtisanes,  XVII et XVIIIème siècles

    Louise de La Vallière – Jean-Christian Petitfils

           Lorsque l’on évoque Louis XIV et les femmes, deux noms se détachent et dominent avec superbe : Athénaïs de Montespan, la favorite flamboyante et mordante, et Françoise de Maintenon, l’énigmatique épouse secrète. Le grand public néglige souvent la douce et discrète Louise de La Vallière. Une fable tenace la dépeint comme l’insignifiante et naïve première maîtresse du Roi, sans réel intérêt.   Et pourtant ! Dotée de qualités de cœur remarquables, cette jeune femme sera l’unique maîtresse de Louis XIV à l’aimer uniquement pour lui-même. Si l’Histoire a tendance à se focaliser sur Athénaïs et Françoise, c’est qu’elles ont apporté, chacune à leur manière, le scandale : elles auront enflammé…

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  Dames de coeur,  XVII et XVIIIème siècles

    Madame de Maintenon, la dame en noir ?

           Les mémorialistes de tous bords qui dépeignent la célèbre Madame de Maintenon, épouse secrète de Louis XIV, enveloppée dans ses voiles noirs et ses toilettes sombres nous offrent une grotesque caricature, tout à fait en accord avec le personnage qu’a voulu se composer Françoise d’Aubigné, mais parfaitement faux.    Depuis son mariage, à l’âge de seize ans, avec le poète satirique Paul Scarron, Françoise affectionne au contraire les couleurs vives. En vraie Précieuse, elle sait comment s’habiller pour mettre en valeur l’éclat de ses grands yeux sombres et très beaux, sans toutefois atteindre la coquetterie d’une Ninon de Lenclos, qui fréquente son salon.   Choisie en 1669…

  • Rois et Empereurs,  XVII et XVIIIème siècles

    Charles Ier, l’honneur et la fidélité – Michel Duchein

        Un mythe enveloppe la personne de Charles Ier d’Angleterre, petit-fils de Mary Stuart et Roi martyr, décapité en 1649 par les rebelles fédérés autour du redoutable Cromwell. Une destinée qui, « durant plus de trois siècles et demi, n’a pas cessé de susciter l’émotion, la sympathie et la pitié ».    Sur fond de guerre civile, le règne de ce monarque bon, soucieux de la gloire de la royauté mais trop éloigné des réalités de son temps et trop distant de son peuple, n’a été qu’un enchaînement d’évènements imprévus, de concours de circonstances et de fautes politiques. Procurez-vous Charles 1er, l’honneur et la fidélité !   Un prince dominé  …

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  L'histoire en portraits,  Les allées du pouvoir,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    L’Assemblée des dieux : la famille de Louis XIV, par Jean Nocret

      Contexte En 1670, à Saint-Cloud, dans l’antichambre de Monsieur, un tableau où, sous un dessein allégorique, il y a une assemblée des dieux où est représentée la famille royale au nombre de dix-huit figures, chacune grande comme nature.    Premier peintre de Philippe d’Orléans, le frère du Roi, dit Monsieur, Jean Nocret réalisa à sa demande de nombreux portraits, et de multiples décors peints destinés à orner les châteaux de Fontainebleau et de Saint-Cloud. Cette dernière demeure était la favorite de Monsieur, et c’est donc dans le fabuleux château de Philippe d’Orléans que cette huile sur toile monumentale, l’Assemblée des dieux, a été réalisée par le peintre en 1670.…

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  L'histoire en portraits,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Antoinette à la harpe, par Gauthier-Dagoty

      Contexte    Cette gouache sur papier de la Reine Marie-Antoinette a été réalisée au cours de l’année 1775, par le peintre Jean-Baptiste Gauthier-Dagoty. Elle est conservée au musée du château de Versailles et de Trianon.    Dès son arrivée en France, Dagoty, fils d’un graveur, a évolué à la Cour, côtoyant chaque jour ceux qui se prêtaient au jeu de son pinceau ou de son crayon. Ce fut d’abord Louis XV, puis le Dauphin, et rapidement la famille royale au complet. Il devint le protégé de Marie-Antoinette. « Son art était médiocre, mais la vérité de son pinceau, extrême » : ce n’est pas tant la ressemblance des visages qui est saisissante,…

  • L'histoire en portraits,  XVII et XVIIIème siècles

    Philippe IV à cheval – Velasquez

      Contexte    Ce magnifique portrait du Roi d’Espagne Philippe IV, frère de la Reine de France d’Anne d’Autriche, a été exécuté entre 1631 et 1636, par le peintre Diego Velasquez.    Peu de souverains lièrent une relation aussi intime avec leur portraitiste attitré. En ce sens, l’histoire de Philippe IV et de Velasquez est unique en son genre. Le Roi d’Espagne, jouisseur d’art au plus haut degré, sut reconnaître le talent d’un artiste qu’il respectait aussi en tant qu’homme, de sa génération et d’un niveau culturel proche du sien.    Une série de portraits équestres représentant les membres de la famille royale a été exécutée pour orner les murs…

  • Au fil des siècles,  Biographies,  Reines et Impératrices,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie de Médicis – Philippe Delorme

    [columns] [span6] [/span6][span6]        Médicis. Une sombre réputation semble poursuivre les titulaires de ce nom. Et Marie, plus encore que sa lointaine cousine Catherine, cristallise les critiques. On ne lui reconnaît même pas, contrairement à celle qui fut la mère de trois Rois et régna souvent à leur place, une forme d’intelligence politique.       Balourde, ignorante, cupide, égoïste, insensible, viscéralement attaché à un pouvoir qu’elle utilise mal, tous les qualificatifs les moins valorisants sont attachés à Marie de Médicis, épouse d’Henri IV. Menée à la baguette par les Concini, elle aurait tenu son fils, Louis XIII, dans l’ignorance des réalités du pouvoir afin de se l’accaparer.     Qu’en est-il…

  • Au fil des siècles,  Biographies,  Favorites et courtisanes,  XVII et XVIIIème siècles

    Madame de Pompadour – Evelyne Lever

        Parmi les favorites de l’Histoire de France, il est un nom qui domine. Celui de Madame de Pompadour. Celui d’une femme qui croyait en son destin et qui eut raison, puisqu’il fut exceptionnel. A-t-on jamais vu ascension si rapide, si complète et si parfaite ?    La marquise de Pompadour réussit le tour de force de se rendre indispensable à Louis XV, qui la garda auprès de lui pendant 20 ans. Et si elle n’était pas morte prématurément, on peut raisonnablement penser qu’elle serait encore restée de longues années à ses côtés. Amante puis amie, elle fut la véritable compagne du Roi. Seule Madame de Maintenon, son modèle, la surpassa en devenant l’épouse…