• Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Restauration

    La girafe superstar de Charles X

         Arrivé sous le règne du dernier Bourbon Charles X, le premier spécimen vivant de girafe foulant le sol français sera la star du pays pendant près de 20 ans. Dans l’histoire de France, cet animal fait figure d’exception : aucun cadeau diplomatique ne provoqua autant d’enthousiasme !   Du Caire à Marseille    En 1824, le Pacha Méhémet Ali gouverne une Égypte moderne dont il est le fondateur. Il cherche à secouer le joug ottoman en se rapprochant des États européens. Apprenant que le Roi Charles X cherche à peupler la Ménagerie royale, Méhémet Ali décide de lui offrir un animal exotique pour entrer dans ses bonnes grâces. Justement, des…

  • Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Fin XIXème et XXème siècle,  Renaissance,  Restauration,  Second Empire,  XVII et XVIIIème siècles

    La folle épopée du Koh-I-Noor, diamant des Indes

       Le Koh-I-Noor est sans nul doute le plus fascinant des joyaux qui composent le trésor de la couronne britannique, mais aussi, paradoxalement, le moins « anglais » de tous. Ses pérégrinations dignes des romans de cape et d’épée sont avant tout celles de la culture indienne. Il est le symbole même de son histoire chaotique, parfois violente.    La gemme a été extraite des carrières de Golconda, sur le plateau du Deccan, d’une richesse incroyable aujourd’hui tarie. D’autres célèbres diamants proviennent de ces mines : le Régent, le Orloff et le Grand Sancy.   De Babur à Jahan    Le 4 mai 1526, le sultan Babur (Le Tigre), descendant de Gengis Khan,…

  • Croyances et moeurs,  Moyen-Age,  Princes au quotidien,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    Jeu de paume : Roi des sports et sport des Rois

         Le tennis tel que nous le connaissons est né en 1874 avec la publication du premier règlement rédigé par le Gallois Walter Clopton Wingfield, officier britannique. Ce sport devient vite l’un des divertissements favoris des aristocrates anglais. Mais les origines du tennis remontent au Moyen-Âge et son ancêtre, le jeu de paume, est français !   Évolutions    Dans la France des XIIème et XIIIème siècles, les règles du jeu sont cependant bien différentes. Les raquettes n’ont pas encore été inventées, on y joue avec la main (d’où le terme « paume ») ou en utilisant des gants pour ne pas se blesser. « Tennis » est dérivé du terme « tenez », mot que…

  • Croyances et moeurs,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Lien du sang : le drame de Louis XIV et Marie-Thérèse

        L’accouchement est, pour toutes ces Reines et ces princesses destinées à assurer la continuité de la dynastie, un exercice périlleux mettant en danger la vie de la mère et de son enfant. Au Moyen-Âge, une femme sur quatre meurt en couches. Les progrès de l’obstétrique permettent de diminuer les risques : les spécialistes nommés « accoucheurs » entourant la royale patiente utilisent des instruments facilitant la délivrance. Mais l’accouchement reste une épreuve physiquement et psychologiquement éprouvante jusqu’au XXème siècle. Si le taux de mortalité infantile élevé est souvent la cause de la disparition prématurée de leurs enfants, les couples royaux sont souvent victimes des effets mal connus de la consanguinité…   …

  • Crimes et maladies,  Croyances et moeurs,  Mensonges, complots et mascarades,  Moyen-Age,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois

    L’assassinat des petits-fils de Clovis

    Le partage    A sa mort en 511, le Roi mérovingien Clovis Ier, considéré comme le premier souverain chrétien des Francs, laisse un territoire immense.    Il ne s’était pas contenté longtemps du petit royaume des Francs saliens dont il avait hérité à la mort de son père Childéric Ier. Utilisant de moyens radicaux (la guerre et le meurtre…) pour unifier une grande partie des tribus franques sous son égide, Clovis employa sa vie à bâtir un véritable royaume. Ce dernier doit à présent être partagé entre ses fils, ainsi que l’impose la loi salique.    Son fils aîné Thierry, issu de sa première union avec une princesse païenne, hérite…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Nains de Cour, coqueluches des princes

        Depuis l’Antiquité, les individus atteints de nanisme excitent la curiosité de l’Homme, toujours fasciné par l’étrange. Chez les Romains, posséder un nain est une marque de richesse : Marc-Antoine, Auguste ou encore Tibère desserrent généreusement les cordons de leur bourse pour se procurer ces « objets » de luxe.    Dans toute l’Europe du Moyen-Âge, les nains sont en vogue. La mode veut qu’on choisisse les plus laids, les plus difformes. « Miroirs déformants, moitié hommes, moitié monstres », ils servent de distraction aux côtés des bouffons. On les montre dans les foires.    La période qui s’étend du XVIème au XVIIIème siècle est l’âge d’or des nains. Chez les grands du monde, ils…

  • Crimes et maladies,  Croyances et moeurs,  Les allées du pouvoir,  Premier Empire,  Restauration

    Araktcheïev, le Vampire du tsar Alexandre Ier

       Alexis Araktcheïev, issu d’une famille pauvre de petite noblesse russe, naît en 1769 à Novgorod, à 500 km au nord-ouest de Moscou. L’enfant se distingue très tôt par des résultats scolaires excellents et une extraordinaire capacité de travail. Attiré par une carrière militaire, il entre dans les bonnes grâces du tsarévitch Paul, fils unique de la Grande Catherine. Araktcheïev gravit rapidement les échelons : aide-de-camp, lieutenant-général, major d’artillerie… En 1794, il devient gouverneur de la ville de Gatchina, située à proximité de Saint-Pétersbourg.   Seul soutien du tsar fou Paul Ier    L’accession au trône de Paul Ier en 1796 est décisive pour la carrière d’Alexis Araktcheïev. Ce rustre aux…

  • Crimes et maladies,  Croyances et moeurs,  XVII et XVIIIème siècles

    Infanticides : la détresse des femmes sous l’Ancien Régime

       Depuis la fin du XXème siècle, les infanticides sont rarissimes. Ce comportement nous parait si monstrueux que lorsqu’un cas survient, il fait la une des tabloïdes. Ils sont plus nombreux sous l’Ancien-Régime, mais restent tout aussi dramatiques. La mère est la première victime : mise au ban de la société si sa grossesse est découverte, peu d’options s’offrent à elle.    Du XVIème siècle à nos jours, des dizaines de milliers de femmes ont été traduites en justice pour ce crime : au moins 1 500 (sans doute beaucoup plus) ont été condamnées et pendues entre le XVIème et le XVIIIème.   Le décret d’Henri II    L’avortement est, au Moyen-Âge, une…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Hygiène à Versailles : bain, dentifrice et chaise percée !

       Une légende persistante veut que Louis XIV n’ait pris qu’un seul bain au cours de sa vie… De nos jours, la Cour du Roi-Soleil est particulièrement décriée pour son hygiène déplorable. Il est vrai qu’au Moyen-Âge, on se lave beaucoup plus souvent que sous l’Ancien-Régime, époque qui semble afficher une régression dans ce domaine. Mais les courtisans de Versailles sont loin d’être ces monstres de saleté, ces personnages crasseux et emperruqués qui se soulagent dans les couloirs et se parfument à l’excès dans le seul but de camoufler leurs odeurs corporelles.   L’eau et la propreté     Contrairement à une idée reçue, Versailles dispose d’arrivées d’eau courante dès le…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Ferdinand IV de Naples, un souverain… pas très royal !

       Ferdinand IV de Naples, puis Ferdinand Ier des Deux-Siciles (1751 – 1825) restera pour ses sujets le bien-aimé Re Nasone (Roi Gros Nez…) ou Re Lazzaroni. Sa popularité auprès de ce petit peuple napolitain, les lazzaroni, ne se démentira jamais, et lui permettra de remonter sur le trône des Deux-Siciles après l’ouragan Bonaparte !    Mais qu’avait donc le Roi Ferdinand de si particulier pour s’attacher durablement l’affection de ses sujets les plus humbles ?   Un peuple insouciant    Les Napolitains sont un peuple expressif : ils aiment parler et rire bruyamment, gesticuler, dire ce qu’ils pensent et laisser libre cours à leurs passions. Ils sont excessifs aussi, passant d’un…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  Restauration,  Second Empire,  XVII et XVIIIème siècles

    « Graille », « Néné », « Pimpin » et autres surnoms… princiers !

       À partir du XVIIIème siècle, la mode est aux surnoms dans les Cours princières européennes. En veut-on un exemple ? Au sein de la petite société d’intimes que la Reine de France Marie Leszczynska aime à recevoir dans ses appartements, on use de pseudonymes : les courtisans sont « le Fauteuil », « Petit Train », « Cadet », « Papète », « La Poule »… La progéniture royale n’échappe pas à cet engouement pour les petits noms affectueux, parfois ridicules, souvent touchants !   Mesdames de France    Madame Elisabeth, première née des enfants de France, est surnommée « Babette » par Louis XV dès sa naissance en 1727. Babette et sa jumelle Henriette sont ses deux filles préférées. Ce n’est que peu après…

  • Croyances et moeurs,  Fin XIXème et XXème siècle,  Premier Empire,  Princes au quotidien,  Restauration,  Second Empire,  XVII et XVIIIème siècles

    Bains de mer des têtes couronnées : thérapie réglementée

       Si les vertus thérapeutiques de l’eau de mer sont louées par les civilisations antiques, (égyptiennes, grecques et romaines), ses bienfaits tombent ensuite dans l’oubli pendant plusieurs siècles…   « Ceux qui sont mordus par les chiens enragés se vont baigner à la mer »    Au Moyen-Âge, le moins que l’on puisse dire, c’est que les océans n’ont pas la cote. Synonymes de tempêtes meurtrières, de naufrages terribles, d’assauts de pirates, d’invasions ou d’épidémies, de monstres et de sirènes ensorcelantes, ils terrifient. L’homme s’en tient à l’écart, car la mer « demeure le lieu de mystères insondables ». Les maisons sont construites à l’intérieur des terres, loin des rivages.    Mais progressivement, la…