• Fêtes, arts et création,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Plaisirs et caprices d’Élisabeth Ière : la tsarine baroque

       La tsarevna Élisabeth Petrovna, fille de Pierre le Grand et de son épouse Catherine, naît en décembre 1709 à Kolomenskoïe, près de Moscou. C’est dans un château immense de 270 pièces et 1 000 fenêtres, aux intérieurs somptueux, qu’elle pousse ses premiers cris. Comme un signe du destin pour celle qui failli devenir reine de France.    Souveraine oubliée, Élisabeth incarne la tsarine baroque du XVIIIème siècle par excellence, goûtant l’art de vivre à la française avec une folle exagération !   « Il semble qu’elle soit née pour la France »    Élisabeth grandit avec son aînée, la tsarevna Anne, qui mourra d’une pneumonie à l’âge de 20 ans. Les fillettes…

  • Fêtes, arts et création,  Restauration,  Second Empire

    « Notre-Dame de Paris » : le sauvetage en prose de Victor Hugo

         31 janvier 1831. Victor Hugo met un point final au manuscrit de Notre-Dame de Paris. Il a presque deux ans de retard sur l’échéance demandée par son éditeur parisien, Charles Gosselin. Qu’importe : Le 16 mars, le roman est mis en vente en deux volumes et la version finale sans retranchement sera publiée l’année suivante. Si les personnages de Quasimodo, Frollo et Esméralda soulèvent des controverses, tout le monde est conquis par la véritable héroïne de ce roman : la cathédrale Notre-Dame !   Une fresque largement commentée    Une triple rivalité est au cœur de l’intrigue : Quasimodo, sonneur de cloche difforme, Frollo, archidiacre austère et le capitaine Phébus, bellâtre à…

  • Fêtes, arts et création,  Fin XIXème et XXème siècle,  Uncategorized

    Les œufs Fabergé : présents impériaux

         Fabergé, c’est l’histoire d’un nom, celui d’une famille devenue, grâce à une inventivité et un savoir-faire exceptionnels, le symbole du luxe et du raffinement à la Cour de Russie. Carl Fabergé se définissait comme un artiste : « J’ai peu d’intérêt pour un objet de valeur si son prix ne tient qu’à l’abondance des diamants et des perles. » Rien n’illustre mieux cette phrase que le succès des fameux œufs de Pâques créés pour la famille impériale. Quintessence de virtuosité en matière de joaillerie, chaque œuf constitue une œuvre d’art à part entière. Du temps de la Russie des tsars, ils suscitent l’admiration et la convoitise de toute l’Europe. Depuis…

  • La Chambre des perspectives au château de Fléchères
    Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    Fléchères : merveilles et mystères d’un joyau des Dombes

    Si les pierres dorées du château de Fléchères pouvaient parler, elles auraient beaucoup à raconter… Situé en Auvergne-Rhône-Alpes dans l’Ain, à seulement 30 km de Lyon, Fléchères possède une histoire riche et mouvementée. Avant d’être classé au titre des monuments historiques en 1985, il a bien failli disparaître… Perte irréparable au regard des trésors qu’il contient ! Une visite guidée passionnante m’a donné envie de vous conter son destin incroyable ainsi que celui de ses propriétaires successifs.   Une position stratégique au Moyen-Âge La présence d’un château sur la terre de Fléchères remonte au moins au XIIIème siècle. Situé près de Lyon et de la Saône, il tient alors une position…

  • Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Célébrer Noël à la Cour sous l’Ancien Régime

    Des fêtes religieuses    Sous l’Ancien Régime, les fêtes de Noël sont avant tout des célébrations religieuses destinées au recueillement. La description que fait Dangeau dans son Journal des 24 et 25 décembre 1697 illustre bien les pieuses habitudes de la famille royale à cette période : Mardi 24, veille de Noël : le roi fit le matin ses dévotions. Après-dîner il entendit vêpres ; ensuite il fit la distribution des bénéfices vacants. A dix heures il retourna à la chapelle, et n’en sortit qu’après avoir entendu les trois messes de minuit comme il fait tous les ans. Monseigneur, messeigneurs ses enfants et madame la duchesse de Bourgogne assistèrent à toutes les dévotions…

  • Le feu d'artifice de la Place Royale
    Conte de fée..?,  Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    Feu d’artifice mortel : l’union maudite de Louis XVI et Marie-Antoinette ?

         Le 16 mai 1770, Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine épouse le dauphin Louis-Auguste de Bourbon à Versailles, résidence royale officielle depuis Louis XIV.    Certes très (trop) jeunes et de caractères diamétralement opposés, ils portent pourtant l’espoir de la dynastie, et du peuple tout entier.   Des festivités à Versailles… et à Paris    Les festivités organisées à Versailles sont un véritable enchantement. Pièces de théâtre, opéras, menuets, bals masqués, banquets et feux d’artifice ponctuent les journées qui suivent l’arrivée de la dauphine. Une soirée marque particulièrement le duc de Croÿ, témoin privilégié de cette époque : l’illumination du Grand Canal. Des lampions dessinent le parterre et ornent les grands ifs…

  • Fêtes, arts et création,  Fin XIXème et XXème siècle

    Lina Cavalieri, la cantatrice au baiser

       Éclipsée dans la mémoire collective par Liane de Pougy, Caroline Otéro ou encore Cléo de Mérode, Lina Cavalieri débute sa carrière de chanteuse au café-concert, avant de devenir soprano à l’Opéra. Célébrée comme l’une des plus parfaites beautés du demi-monde, la diva séduit quatre maris et d’innombrables amants, et suscite l’enthousiasme dans le monde entier. Après vous avoir conté les destins fascinants de la trop parfaite Lillie Langtry, muse de l’Angleterre au XIXème siècle, de la flamboyante Cécile Sorel, reine du music-hall au XXème siècle, et de la mutine Anna Held, vedette acclamée à Broadway, voici l’histoire de la Vénus ambitieuse Lina Cavalieri, pauvrette Italienne devenue une diva à…

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    Hans et Marguerite : amours éléphantesques au Jardin des Plantes

         Sous la Révolution et le Directoire, les animaux occupent une place bien particulière. Véritables citoyens en gestation, ils doivent inspirer aux bons petits patriotes français respect et admiration pour la République. Si l’on observe un réel intérêt des scientifiques et de la population pour leur bien-être, les animaux sont aussi utilisés à des fins de propagande. Le Jardin des Plantes vient appuyer, renforcer la République, qui connaît quelques déboires intérieurs et extérieurs, en éduquant la population. En 1798, l’arrivée de deux éléphants offre une exceptionnelle opportunité aux scientifiques de réaliser des expériences pour glorifier le régime, à travers le comportement amoureux des pachydermes !   Butin de guerre  …

  • Crimes et maladies,  Fêtes, arts et création,  Moyen-Age

    Le Bal des ardents, où Charles VI manqua de brûler vif

         5 août 1392, forêt du Mans. Le roi Charles VI est victime d’un accès de folie : il dégaine son épée et tue quatre gentilshommes de sa suite. On est obligé de s’y prendre à plusieurs pour le maîtriser et le ramener dans la chambre qu’il occupe à Creil, au nord de Paris. Dans les semaines qui suivent, le monarque alterne entre abattement profond et crises de fureur. Il lui arrive de briser des objets par terre, et il tente même de se jeter par la fenêtre de sa chambre.    Peu à peu, à force de repos, le roi guérit. Il est tout à fait rétabli après quatre…

  • Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Restauration

    La girafe superstar de Charles X

         Arrivé sous le règne du dernier Bourbon Charles X, le premier spécimen vivant de girafe foulant le sol français sera la star du pays pendant près de 20 ans. Dans l’histoire de France, cet animal fait figure d’exception : aucun cadeau diplomatique ne provoqua autant d’enthousiasme !   Du Caire à Marseille    En 1824, le Pacha Méhémet Ali gouverne une Égypte moderne dont il est le fondateur. Il cherche à secouer le joug ottoman en se rapprochant des États européens. Apprenant que le Roi Charles X cherche à peupler la Ménagerie royale, Méhémet Ali décide de lui offrir un animal exotique pour entrer dans ses bonnes grâces. Justement, des…

  • Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Fin XIXème et XXème siècle,  Renaissance,  Restauration,  Second Empire,  XVII et XVIIIème siècles

    La folle épopée du Koh-I-Noor, diamant des Indes

         Le Koh-I-Noor est sans nul doute le plus fascinant des joyaux qui composent le trésor de la couronne britannique, mais aussi, paradoxalement, le moins « anglais » de tous. Ses pérégrinations dignes des romans de cape et d’épée sont avant tout celles de la culture indienne. Il est le symbole même de son histoire chaotique, parfois violente.    La gemme a été extraite des carrières de Golconda, sur le plateau du Deccan, d’une richesse incroyable aujourd’hui tarie. D’autres célèbres diamants proviennent de ces mines : le Régent, le Orloff et le Grand Sancy.   De Babur à Jahan    Le 4 mai 1526, le sultan Babur (Le Tigre), descendant de Gengis…

  • Fêtes, arts et création,  Premier Empire,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Jeux d’hiver à la Cour : dangers des lacs gelés !

         Moyens de locomotion connus depuis bien longtemps des peuples d’Europe centrale et du Nord, patins à glace et traîneaux font fureur à la Cour de France au XVIIIème siècle. En une saison peu propice aux promenades et flâneries en tout genre, où même les lourds carrosses royaux sont impraticables sur les routes enneigées, ces nouvelles sources d’amusement ravissent les princes et leurs courtisans !    La Cour découvre les joies du patinage et des courses de traîneaux sous Louis XIII. Mais c’est véritablement à la fin du règne de son fils Louis XIV que ces jeux d’hiver folkloriques connaissent une vogue sans précédent.   Nouveau château, nouvelles lubies  …