• danseuses au XIXème
    Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Mensonges, complots et mascarades,  Premier Empire,  Restauration,  Second Empire

    Danseuses de l’Opéra au XIXème siècle : l’envers du décor

         L’exposition à l’affiche au Musée d’Orsay « Splendeurs et misères, images de la prostitution », m’a fait découvrir une forme de prostitution dont on parle peu : celle des danseuses de l’Opéra. Au XIXème siècle, cette vie d’asservissement aux hommes menée par les ballerines est une réalité.    Voici l’histoire peu recommandable (et peu enviable) de ces petits rats : loin de leurs glorieux instants sur scène, leur vie derrière le rideau… L’Opéra, lieu de paraître     Au début du XIXème siècle, dans l’imaginaire social, la danse demeure l’activité érotique féminine par excellence : le corps est montré, les courbes mises en valeur. Difficile alors de dire si ces messieurs sont là pour…

  • La Castiglione, ses photos : fascination et modernisme
    Dames de coeur,  Fêtes, arts et création,  Second Empire

    La Castiglione, ses photos : fascination et modernisme

         La comtesse de Castiglione est célèbre pour avoir été la maîtresse de Napoléon III, et pour ses tenues audacieuses arborées lors de bals aux Tuileries. Mais l’œuvre véritable de la Castiglione, ce sont ses photographies.    Si sa liaison avec l’Empereur dura un peu plus d’un an (entre 1856 et 1857), si ses apparitions en costumes fantaisistes lui accordèrent une gloire de quelques heures, ses photographies, elles, sont encore là, immortelles. Elles se détachent nettement des photographies traditionnelles et, encore aujourd’hui, fascinent par leur modernisme et leur côté provocateur. Premiers essais    Lorsqu’elle arrive à Paris en 1856, Virginia prend  le chemin de l’atelier de Pierson. Les années 1850 marquent…

  • Fêtes, arts et création,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  Restauration

    Marie d’Orléans, la fille artiste et romantique de Louis-Philippe

           Princesse romantique jusqu’à la mélancolie, Marie occupe une place bien à part dans la fratrie Orléans.   Née le 12 avril 1813 et titrée Mademoiselle de Beaujolais, troisième des dix enfants du Roi Louis-Philippe et de la Reine Marie-Amélie, elle manifeste très jeune un goût prononcé pour les arts, la création, la modernité.    Son œuvre artistique, forcément réduite puisqu’elle meurt prématurément à l’âge de vingt-cinq ans, a vite été oubliée et négligée. Ses créations ont été considérées comme des caprices de « petite fille riche ».    Contrairement à son père, certes grand mécène, mais aimant la peinture purement historique, ressemblante et assez académique, Marie possède, en connaisseuse, comme…

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode des mouches, attributs de la féminité

        De cache misère à code de galanterie    Selon certaines sources, ce sont les Arabes et les Perses qui, les premiers, considèrent les taches brunes sur la peau comme une marque de beauté. Les Romaines un peu coquettes, pour parfaire leur toilette, s’appliquent également un petit grain de beauté factice sur la joue. En France, la mode des mouches débute à la fin du règne de Louis XIII, et perdure jusqu’à la Révolution.    Au début, les femmes mais aussi les hommes (Louis XIV en personne donne l’exemple) s’appliquent des mouches sur le visage pour camoufler boutons et imperfections : la petite vérole, qui fait alors des ravages, laisse…

  • Fêtes, arts et création,  Renaissance

    Benvenuto Cellini, artiste à la Cour de François Ier

           Le Florentin Benvenuto Cellini (1500 – 1571) est loin d’être le seul artiste italien à séjourner en France au XVIème siècle. La Renaissance italienne rayonne, de nombreux peintres, sculpteurs et orfèvres arrivent dans le royaume. Et de fameux, tels que le Primatice, Vinci ou Rosso ! Il vont tenter leur chance dans un des pays les plus riches de la chrétienté, chez un monarque qui cherche toujours à augmenter son prestige.    Mais Cellini est un cas à part. Par son caractère bien trempé, sa rivalité affichée avec la favorite, la duchesse d’Etampes, et sa carrière malheureuse dans le royaume de François Ier, il est l’archétype même de…

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode des poufs à la Cour de Marie-Antoinette

      Les poufs aux sentiments    Jeune, insouciante, désirant avant tout profiter de la vie, Marie-Antoinette, dès son arrivée à la Cour, se jette à corps perdu dans une folie de divertissements. La mode, qu’elle sait capable de sublimer sa beauté, accapare une grande partie de ses journées. La toilette était l’occupation principale de cette charmante évaporée.    Reine de France, oui, mais surtout Reine de la mode, empire sur lequel elle a tout pouvoir. Elle donne libre cours à ses fantaisies. Elle voulait jouir de cet empire fictif que la beauté donne aux femmes et qui en fait les reines d’un moment.    Rose Bertin, « démon tentateur » de la Reine, devient…