• Les allées du pouvoir,  Princes au quotidien,  Renaissance

    Les mignons d’Henri III, bras armés du Roi

         Des fameux « mignons d’Henri III » subsiste l’image de beaux éphèbes enrubannés, froufroutants et parfumés. Des grands coquets délicats qui, dans le sillage du Roi leur maître, s’adonnent à la débauche et aux plaisirs.    Pourtant, sous leurs dehors élégants, les mignons sont de véritables spadassins, parfois fins politiques, d’une fidélité indéfectible. Quant à Henri III, de tous nos Rois, il est celui dont la réputation d’homosexualité est la moins justifiée, et fait partie de ceux dont la personnalité est la plus complexe.   Raffinement VS. Homosexualité    Henri est un homme qui porte une grande attention à sa tenue. Il prise l’élégance, une certaine forme de raffinement. Et…

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    Dames de coeur,  Fêtes, arts et création,  Second Empire

    La Castiglione, ses photos : fascination et modernisme

               La comtesse de Castiglione est célèbre pour avoir été la maîtresse de Napoléon III, et pour ses tenues audacieuses arborées lors de bals aux Tuileries. Mais l’œuvre véritable de la Castiglione, ce sont ses photographies.    Si sa liaison avec l’Empereur dura un peu plus d’un an (entre 1856 et 1857), si ses apparitions en costumes fantaisistes lui accordèrent une gloire de quelques heures, ses photographies, elles, sont encore là, immortelles. Elles se détachent nettement des photographies traditionnelles et, encore aujourd’hui, fascinent par leur modernisme et leur côté provocateur.   Premiers essais    Lorsqu’elle arrive à Paris en 1856, Virginia prend  le chemin de l’atelier de Pierson.…

  • Fêtes, arts et création,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  Restauration

    Marie d’Orléans, la fille artiste et romantique de Louis-Philippe

           Princesse romantique jusqu’à la mélancolie, Marie occupe une place bien à part dans la fratrie Orléans.   Née le 12 avril 1813 et titrée Mademoiselle de Beaujolais, troisième des dix enfants du Roi Louis-Philippe et de la Reine Marie-Amélie, elle manifeste très jeune un goût prononcé pour les arts, la création, la modernité.    Son œuvre artistique, forcément réduite puisqu’elle meurt prématurément à l’âge de vingt-cinq ans, a vite été oubliée et négligée. Ses créations ont été considérées comme des caprices de « petite fille riche ».    Contrairement à son père, certes grand mécène, mais aimant la peinture purement historique, ressemblante et assez académique, Marie possède, en connaisseuse, comme…

  • Croyances et moeurs,  Moyen-Age,  Princes au quotidien

    Louis XI : quand la peur de la mort rend superstitieux !

      Une piété intéressée    Sous le règne de Louis XI (1461 – 1483), vie quotidienne et religion ne font qu’un pour la plupart des hommes, seigneurs comme paysans. Mais le souverain consacre davantage de temps aux exercices religieux que la majorité de ses sujets : sa piété ardente, qui le fait parfois passer trois jours en méditation, s’accompagne d’une tendance à la superstition. En matière de religion, son instinct l’entrainait au-delà des pratiques qu’enseignait la foi catholique.    En adoration perpétuelle devant la Vierge, qu’il vénère particulièrement, il cultive l’attention de nombreux saints (ne se cantonnant pas aux frontières de son royaume), entend des messes spéciales et se rend fréquemment en…

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode des mouches, attributs de la féminité

        De cache misère à code de galanterie    Selon certaines sources, ce sont les Arabes et les Perses qui, les premiers, considèrent les taches brunes sur la peau comme une marque de beauté. Les Romaines un peu coquettes, pour parfaire leur toilette, s’appliquent également un petit grain de beauté factice sur la joue. En France, la mode des mouches débute à la fin du règne de Louis XIII, et perdure jusqu’à la Révolution.    Au début, les femmes mais aussi les hommes (Louis XIV en personne donne l’exemple) s’appliquent des mouches sur le visage pour camoufler boutons et imperfections : la petite vérole, qui fait alors des ravages, laisse…

  • Fêtes, arts et création,  Renaissance

    Benvenuto Cellini, artiste à la Cour de François Ier

           Le Florentin Benvenuto Cellini (1500 – 1571) est loin d’être le seul artiste italien à séjourner en France au XVIème siècle. La Renaissance italienne rayonne, de nombreux peintres, sculpteurs et orfèvres arrivent dans le royaume. Et de fameux, tels que le Primatice, Vinci ou Rosso ! Il vont tenter leur chance dans un des pays les plus riches de la chrétienté, chez un monarque qui cherche toujours à augmenter son prestige.    Mais Cellini est un cas à part. Par son caractère bien trempé, sa rivalité affichée avec la favorite, la duchesse d’Etampes, et sa carrière malheureuse dans le royaume de François Ier, il est l’archétype même de…

  • Echec à la Reine,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Comment Marie Leszczynska manqua le cœur de Louis XV

         Lorsque Marie Leszczynska devient Reine de France le 5 septembre 1725, elle ignore tout des subtilités de Cour et des coteries qui y font rage. Son père, Stanislas, lui a donné pour conseil de se fier entièrement aux artisans de son mariage : le duc de Bourbon et sa maîtresse la marquise Agnès de Prie. Conseil qui va se révéler désastreux.   Un duo d’intrigants    Le duc de Bourbon, Premier ministre depuis la mort du Régent en 1723, et sa maîtresse Madame de Prie sont au faîte de leur puissance. Louis XV est encore trop jeune et trop influençable pour gouverner par lui-même : le couple s’en charge avec délectation.  …

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode des poufs à la Cour de Marie-Antoinette

      Les poufs aux sentiments    Jeune, insouciante, désirant avant tout profiter de la vie, Marie-Antoinette, dès son arrivée à la Cour, se jette à corps perdu dans une folie de divertissements. La mode, qu’elle sait capable de sublimer sa beauté, accapare une grande partie de ses journées. La toilette était l’occupation principale de cette charmante évaporée.    Reine de France, oui, mais surtout Reine de la mode, empire sur lequel elle a tout pouvoir. Elle donne libre cours à ses fantaisies. Elle voulait jouir de cet empire fictif que la beauté donne aux femmes et qui en fait les reines d’un moment.    Rose Bertin, « démon tentateur » de la Reine, devient…

  • Croyances et moeurs,  Moyen-Age

    La chanson de Roland, une glorification de Charlemagne

      Bases historiques    La Chanson de Roland s’inspire d’un fait historique bien réel survenu sous Charlemagne, qui n’a pas encore été sacré Empereur. En 778, Charlemagne, récent vainqueur des Aquitains et des Lombards, lance deux armées dans le nord de l’Espagne, alors tenu par les musulmans (plus précisément, par l’émirat de Cordoue).    Ce n’est pas sur un coup de tête que Charlemagne s’engage dans cette nouvelle guerre : il est assuré du soutien de Sulyman ibn al-Arabi, le wali (représentant) de Saragosse, qui lui a proposé une alliance pour se débarrasser de l’émirat de Cordoue.    Le Roi franchit les Pyrénées avec ses troupes, descend sur Pampelune dans le Pays…

  • Dames de coeur,  Les allées du pouvoir,  Renaissance

    L’escadron volant de Catherine de Médicis

         Catherine de Médicis règne avec son époux Henri II depuis 1547. Elle est Reine, mais la véritable Reine de la Cour, celle qui donne le ton, c’est la toute puissante Diane de Poitiers. Après la mort d’Henri II en 1559 et le retrait de la favorite en titre, Catherine gouverne l’Etat pour de bon, conseillère de ses fils. Elle donne libre cours à ses goûts en les mettant au service de sa conception du pouvoir.    Le trop fameux « escadron volant » de la Reine mère, ces belles jeunes femmes qui l’entourent et forment sa Cour, a donné lieu à des élucubrations plus fantaisistes les unes que les autres……

  • Mensonges, complots et mascarades,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Louis XIV marie sa fille… Madame Lucifer !

      La gloire des bâtards    Louis XIV eut toute sa vie pour ses enfants légitimés, ceux de Madame de Montespan et de Louise de La Vallière, beaucoup d’affection et une infinie complaisance.    Il souhaitait les élever au rang des princes du sang, leur assurer une haute position dans l’Etat. Cette élévation passait nécessairement par des alliances prestigieuses. Les manœuvres qu’il employa pour marier son neveu, le duc de Chartres, futur Régent, à sa fille Françoise-Marie de Bourbon, furent peu dignes du grand Roi !    Deux de ses filles étaient déjà mariées à des princes de la famille royale. Marie-Anne de Bourbon, belle et fière fille de la douce…

  • Dames de coeur,  Mensonges, complots et mascarades,  Premier Empire,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois

    Désirée Clary, premier amour de Napoléon Bonaparte

             Bien des années avant de coiffer la couronne de Suède et de Norvège, Désirée Clary fut près de devenir la femme de Napoléon Bonaparte et de se faire couronner Impératrice des Français à la place de Joséphine de Beauharnais. Qui est-elle ? Comment se lia-t-elle avec les Bonaparte jusqu’à se fiancer avec Napoléon et pourquoi, finalement, ne l’épousa-t-elle pas ?   Amitiés    Eugénie-Désirée Clary, née à Marseille le 8 novembre 1777, est la dernière enfant d’une grande fratrie. Son père, François Clary, est issu d’une famille de négociants renommés dans toute la Provence et le Levant. Les Clary sont très réputés pour leurs tissus, principalement des soieries. Ce…