• Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  Renaissance,  Restauration,  XVII et XVIIIème siècles

    Jeu de volant : de Christine de Suède à Louis XIV

       Le jeu de volant est originaire de Chine. On se lançait alors avec le pied un objet arrondi en cuir, rempli de cheveux ou de crins et lesté de plumes de poulets. L’exercice est très populaire à l’époque des dynasties Han et Tang, de 206 avant J-C à 907 après J-C. Il n’avait alors rien de féminin et était surtout pratiqué par les jeunes garçons. En Europe, le jeu de volant connaît un grand succès aux XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles. En France, il remplace progressivement à la Cour le jeu de paume.   Règles, raquettes et plumes    Longtemps, le jeu se pratique sans contrainte particulière, aussi bien…

  • Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Célébrer Noël à la Cour sous l’Ancien Régime

    Des fêtes religieuses    Sous l’Ancien Régime, les fêtes de Noël sont avant tout des célébrations religieuses destinées au recueillement. La description que fait Dangeau dans son Journal des 24 et 25 décembre 1697 illustre bien les pieuses habitudes de la famille royale à cette période : Mardi 24, veille de Noël : le roi fit le matin ses dévotions. Après-dîner il entendit vêpres ; ensuite il fit la distribution des bénéfices vacants. A dix heures il retourna à la chapelle, et n’en sortit qu’après avoir entendu les trois messes de minuit comme il fait tous les ans. Monseigneur, messeigneurs ses enfants et madame la duchesse de Bourgogne assistèrent à toutes les dévotions…

  • Au fil des siècles,  Crimes et maladies,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    La fistule de Louis XIV : « l’opération » du siècle

         La série Versailles fait renaître de ses cendres un Louis XIV svelte et énergique, au visage poupin éclairé d’un sourire ravageur et encadré d’une chevelure soyeuse. Bref, un Roi d’une santé florissante.    Hélas ! La réalité est loin d’être aussi reluisante. À partir des années 1680/90, le Roi-Soleil est un grand corps malade. Fièvres, goutte, diarrhées, étourdissements, il est très souvent indisposé. À 45 ans, il ne lui reste déjà plus que quelques chicots. L’entourage du Roi admire son courage et sa capacité de résistance, lui qui reste muet face à la douleur la plus insupportable.    C’est incontestablement l’histoire de sa fistule anale, opérée en 1686, qui frappe…

  • Fêtes, arts et création,  Premier Empire,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Jeux d’hiver à la Cour : dangers des lacs gelés !

         Moyens de locomotion connus depuis bien longtemps des peuples d’Europe centrale et du Nord, patins à glace et traîneaux font fureur à la Cour de France au XVIIIème siècle. En une saison peu propice aux promenades et flâneries en tout genre, où même les lourds carrosses royaux sont impraticables sur les routes enneigées, ces nouvelles sources d’amusement ravissent les princes et leurs courtisans !    La Cour découvre les joies du patinage et des courses de traîneaux sous Louis XIII. Mais c’est véritablement à la fin du règne de son fils Louis XIV que ces jeux d’hiver folkloriques connaissent une vogue sans précédent.   Nouveau château, nouvelles lubies  …

  • Croyances et moeurs,  Moyen-Age,  Princes au quotidien,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    Jeu de paume : roi des sports et sport des rois

         Le tennis tel que nous le connaissons est né en 1874 avec la publication du premier règlement rédigé par le Gallois Walter Clopton Wingfield, officier britannique. Ce sport devient vite l’un des divertissements favoris des aristocrates anglais. Mais les origines du tennis remontent au Moyen-Âge et son ancêtre, le jeu de paume, est français !   Évolutions    Dans la France des XIIème et XIIIème siècles, les règles du jeu sont cependant bien différentes. Les raquettes n’ont pas encore été inventées, on y joue avec la main (d’où le terme « paume ») ou en utilisant des gants pour ne pas se blesser. « Tennis » est dérivé du terme « tenez », mot que…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Nains de Cour, coqueluches des princes

          Depuis l’Antiquité, les individus atteints de nanisme excitent la curiosité de l’Homme, toujours fasciné par l’étrange. Chez les Romains, posséder un nain est une marque de richesse : Marc-Antoine, Auguste ou encore Tibère desserrent généreusement les cordons de leur bourse pour se procurer ces « objets » de luxe.    Dans toute l’Europe du Moyen-Âge, les nains sont en vogue. La mode veut qu’on choisisse les plus laids, les plus difformes. « Miroirs déformants, moitié hommes, moitié monstres », ils servent de distraction aux côtés des bouffons. On les montre dans les foires.    La période qui s’étend du XVIème au XVIIIème siècle est l’âge d’or des nains. Chez les grands du monde,…

  • Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Hygiène à Versailles : bain, dentifrice et chaise percée !

        Une légende persistante veut que Louis XIV n’ait pris qu’un seul bain au cours de sa vie… De nos jours, la Cour du Roi-Soleil est particulièrement décriée pour son hygiène déplorable. Il est vrai qu’au Moyen-Âge, on se lave beaucoup plus souvent que sous l’Ancien-Régime, époque qui semble afficher une régression dans ce domaine. Mais les courtisans de Versailles sont loin d’être ces monstres de saleté, ces personnages crasseux et emperruqués qui se soulagent dans les couloirs et se parfument à l’excès dans le seul but de camoufler leurs odeurs corporelles.   L’eau et la propreté     Contrairement à une idée reçue, Versailles dispose d’arrivées d’eau courante dès…

  • Dames de coeur,  Fin XIXème et XXème siècle,  Princes au quotidien,  Second Empire

    Katia et Alexandre II : le cœur et les sens

         Alexandre II de Russie et Catherine Dolgorouki, Katia pour les intimes, s’aimèrent avec passion. Une relation fusionnelle qui fit scandale, mais qui dura jusqu’à la fin… jusqu’au drame…   La solitude d’un homme    Le 4 avril 1866, le Tsar Alexandre II échappe de justesse à une tentative d’assassinat. Personnellement visé pour la première fois, il est en état de choc. Il a supprimé le servage, réformé l’administration, l’armée et la justice… Et pourtant ! Quoi qu’il entreprenne, on le critique. Il n’en fait pas assez pour les uns, ces fameux « nihilistes », des progressistes issus de la jeunesse remuante qui prônent la destruction totale du régime, et trop pour…

  • Crimes et maladies,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    La maladie de Crohn : tombeau du Roi Louis XIII

      Les colères du Dauphin    Lorsque le Dauphin Louis, premier enfant d’Henri IV et Marie de Médicis, naît le 27 septembre 1601 au château de Fontainebleau, c’est un gros bébé qui fait la fierté de ses parents. Il promet de surpasser son père en résistance physique ! Enfant en effet, il déborde de vie et aime particulièrement les activités de plein air. Il faut le tenir constamment occupé.    Cependant, c’est aussi un bambin colérique, qui pique des crises sans prévenir pour un oui ou pour un non. Ces sautes d’humeur font partie de son caractère : très fier et imbu de sa naissance, il méprise (gentiment mais fermement) les bâtards…

  • Dames de coeur,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Éléonore de Liechtenstein : amour impossible de Joseph II

      Lori et Poldi    Éléonore, issue de la noble famille bavaroise des ducs d’Oettingen, naît en 1745. Lori, comme on la surnomme, passe toute sa jeunesse en compagnie de sa sœur aînée de quatre ans, Léopoldine, dite Poldi. Main dans la main, elles arpentent les forêts d’Allemagne du Sud, qui environnent la propriété familiale. Elles rêvent, s’imprègnent de romantisme en dévorant ensemble les auteurs de la nouvelle littérature anglaise sentimentale. Elles sont inséparables. Cette enfance solitaire vécue en fusion totale avec sa sœur chérie est subitement interrompue lorsque, à l’âge de 15 ans, Éléonore devient l’un des plus beaux partis de l’Empire. Elle hérite en effet de sa tante…

  • Les allées du pouvoir,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Louise, Reine-enfant de Philippe V d’Espagne

      Philippe V de Bourbon, Roi d’Espagne     Le 1er novembre 1700, le maladif Charles II de Habsbourg, Roi d’Espagne, meurt sans héritier : dans son testament il désigne comme successeur le second petit-fils de Louis XIV, Philippe, duc d’Anjou. Léopold Ier de Habsbourg, Empereur du Saint-Empire romain germanique, qui voyait déjà la couronne échoir à son fils l’archiduc Charles, ne se remet pas de cette fracassante nouvelle !    Renonçant au trône de France, le duc d’Anjou devient Philippe V d’Espagne. Déraciné de Versailles, séparé de ses frères qu’il n’a jamais quittés depuis sa naissance, il s’installe à Madrid le 19 février 1701.    Le nouveau monarque gagne presque immédiatement le…

  • Les allées du pouvoir,  Moyen-Age,  Princes au quotidien,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois

    Blanche contre Marguerite : pour l’amour de Saint-Louis ?

         L’histoire, telle que l’on croit la connaître, est devenue une légende : celle de Marguerite de Provence qui, en épousant le jeune Roi de France Louis IX en 1234, épouse aussi sa mère Blanche de Castille… Elle se révèle être une belle-mère tyrannique, jalouse et mesquine, empêchant aux époux de vivre leur amour, usant de tous les stratagèmes pour détacher Louis de Marguerite, celle qui ose lui voler l’amour de son fils.    Une légende qui mérite d’être nuancée. Cette compétition entre les deux Reines prend en réalité la forme d’une relation complexe, où s’entremêlent amour familial, sentiments personnels et considérations politiques…   La Jeune Reine    Rappelons que…