• Croyances et moeurs,  Moyen-Age,  Princes au quotidien

    Louis XI : quand la peur de la mort rend superstitieux !

      Une piété intéressée    Sous le règne de Louis XI (1461 – 1483), vie quotidienne et religion ne font qu’un pour la plupart des hommes, seigneurs comme paysans. Mais le souverain consacre davantage de temps aux exercices religieux que la majorité de ses sujets : sa piété ardente, qui le fait parfois passer trois jours en méditation, s’accompagne d’une tendance à la superstition. En matière de religion, son instinct l’entrainait au-delà des pratiques qu’enseignait la foi catholique.    En adoration perpétuelle devant la Vierge, qu’il vénère particulièrement, il cultive l’attention de nombreux saints (ne se cantonnant pas aux frontières de son royaume), entend des messes spéciales et se rend fréquemment en…

  • Echec à la Reine,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Comment Marie Leszczynska manqua le cœur de Louis XV

         Lorsque Marie Leszczynska devient Reine de France le 5 septembre 1725, elle ignore tout des subtilités de Cour et des coteries qui y font rage. Son père, Stanislas, lui a donné pour conseil de se fier entièrement aux artisans de son mariage : le duc de Bourbon et sa maîtresse la marquise Agnès de Prie. Conseil qui va se révéler désastreux.   Un duo d’intrigants    Le duc de Bourbon, Premier ministre depuis la mort du Régent en 1723, et sa maîtresse Madame de Prie sont au faîte de leur puissance. Louis XV est encore trop jeune et trop influençable pour gouverner par lui-même : le couple s’en charge avec délectation.  …

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  L'histoire en portraits,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Antoinette à la harpe, par Gauthier-Dagoty

      Contexte    Cette gouache sur papier de la Reine Marie-Antoinette a été réalisée au cours de l’année 1775, par le peintre Jean-Baptiste Gauthier-Dagoty. Elle est conservée au musée du château de Versailles et de Trianon.    Dès son arrivée en France, Dagoty, fils d’un graveur, a évolué à la Cour, côtoyant chaque jour ceux qui se prêtaient au jeu de son pinceau ou de son crayon. Ce fut d’abord Louis XV, puis le Dauphin, et rapidement la famille royale au complet. Il devint le protégé de Marie-Antoinette. « Son art était médiocre, mais la vérité de son pinceau, extrême » : ce n’est pas tant la ressemblance des visages qui est saisissante,…