• Crimes et maladies,  Fin XIXème et XXème siècle,  Princes au quotidien,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  Second Empire

    Hémophilie chez les descendants de la Reine Victoria

       L’hémophilie. Une maladie très rare, fléau des têtes couronnées à la fin du XIXème et au début du XXème siècle.    Empêchant la coagulation du sang, cette pathologie se transmet par les femmes, mais n’affecte que les hommes, et un homme atteint transmet presque obligatoirement la maladie à ses filles, etc… Un hémophile ne peut envisager une vie normale, car il doit perpétuellement faire attention : le moindre choc peut causer une hémorragie. Jusqu’aux années 1970, l’espérance de vie des hémophiles était très faible, vingt ans environ à cause de l’absence de traitement et des risques d’accidents.   « Le mal Victorien »    Victoria, fille du prince Edouard de Kent (quatrième…

  • Fêtes, arts et création,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode excentrique des fraises : évolutions

       Après un article sur la mode des perruques, et un autre sur la mode des mouches, je me penche à présent sur les fraises…    À la Cour de France, la seconde moitié du XVIème siècle consacre un nouveau type de col qui, objet de multiples variations, va faire fureur jusqu’au début du XVIIème siècle : la fraise. Adoptée dans la plupart des pays d’Europe, elle est l’ancêtre de tous les collets, jabots, cravates et cols qui foisonneront au cours des siècles suivants.   1550 : le décolleté est dissimulé    Jusqu’à la fin du règne de François Ier (1515 – 1547) et même au tout début du règne d’Henri II (1547 –…

  • Fêtes, arts et création,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Mesdames de France musiciennes

         La musique participe presque obligatoirement à l’éducation d’une princesse, au même titre que la danse ou le chant. Dans le cas de Mesdames, filles de Louis XV et Marie Leszczynska, la musique va prendre une place particulière.    Pour au moins quatre des six filles du couple qui atteindront l’âge adulte, Henriette, Adélaïde, Victoire et Sophie, la musique devient un véritable « dérivatif au néant de leur existence », une activité qui justifie la vie tristement vaine et monotone de ces princesses.   La passion des filles de France    Mesdames sont plongées dès leur plus tendre enfance dans cet univers artistique. Si Louis XV n’est guère sensible qu’aux sonneries de…

  • Dames de coeur,  Princes au quotidien,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    Corisande, maîtresse et confidente d’Henri IV

       Ah, les fameuses conquêtes d’Henri IV ! Paysannes ou filles d’aubergistes, bourgeoises ou nobles, passades ou maîtresses officielles… Elles sont légions. Corisande occupe, dans cette liste, une place à part. Refusant toujours le statut de favorite, elle fut l’unique maîtresse de Henri à l’aimer uniquement pour lui-même.    C’est la première grande histoire d’amour de celui qui n’est encore que Roi de Navarre. La seule qui fut réciproque, dans sa quête éperdue d’affection. De leurs amours subsiste le plus beau des témoignages : une correspondance régulière d’une incroyable qualité.   Riche héritière    Née au château d’Hagetmau en 1555, Diane d’Andoins, de son vrai nom, est issue d’une illustre et riche…

  • Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Quand les Bourbons portaient perruque

      S’il est bien un symbole absolu de l’Ancien Régime, c’est la perruque.    Assurément, les Bourbons ne l’ont pas inventée. Elle est présente dès l’Antiquité, chez les Egyptiens, puis chez les Grecs et les Romains. Certains Rois, princes ou ducs, victimes d’une perte de cheveux disgracieuse et précoce, se parent d’une perruque. Mais ils y sont alors forcés par la dure nécessité…    Réellement adoptée sous Louis XIII, la perruque devient un accessoire de mode à part entière : on ne cherche plus à la camoufler. Louis XIV en fait le symbole de la majesté et de la virilité royale, un objet de prestige. La mode Louis XV se démarque…

  • apparition du chocolat à la cour de france
    Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    L’apparition du chocolat à la Cour de France

         Découvertes chez les Aztèques et rapportées par Cortez à Charles Quint en 1524, les fèves de cacao restent sous le monopole de l’Empire des Habsbourg jusqu’au début du XVIIème siècle.    Progressivement, le chocolat se diffuse dans une Europe friande de nouveautés en provenance de ces colonies exotiques qui excitent l’imagination. Le chocolat devient, au milieu du XVIIème siècle, une mode fluctuante et controversée à la Cour de France, un produit de luxe. Personne, en tout cas, ne lui reste indifférent !   Du chocolat dans les bagages d’Anne d’Autriche    Chez les Habsbourg d’Espagne, le chocolat « à boire » comme on dit alors, est le breuvage par excellence.…

  • Les animaux exotiques des Rois : de Charlemagne à Louis XIII
    Croyances et moeurs,  Moyen-Age,  Princes au quotidien,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    Les animaux exotiques des Rois : de Charlemagne à Louis XIII

           Cadeaux diplomatiques, caprices personnels, souvenirs de voyages ou encore spécimens rapportés par des naturalistes en expédition… les animaux exotiques fascinent les souverains d’Europe.    Qu’il s’agisse de montrer sa puissance, d’étaler la fortune de son pays, de divertir et étonner sa Cour, ou encore de faire progresser la science, posséder un animal rare constitue toujours une marque de noblesse et de grandeur. Les monarques français s’adonnent eux aussi, et avec passion, à cette mode séculaire.   Un éléphant, un ours et un lion pour Charlemagne     Durant le très haut Moyen-Age, il est peu fait mention d’animaux exotiques. On sait que Clotaire II (534 – 628) possède…

  • Louis xiv et la danse
    Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    Louis XIV et la danse : expression du règne

             Véritable passion au service de sa politique, la danse fait partie intégrante de la vie de Louis XIV dans le premier tiers de son règne. Le Roi-Soleil dansera, au total, dans vingt-sept grands ballets de cour avant de tirer sa révérence en 1670, à l’âge de trente-deux ans.   Un talent    Le jeune Louis XIV, devenu Roi à l’âge de cinq ans en 1643, n’a que très peu connu son père Louis XIII. C’est sa mère la Régente Anne d’Autriche, et son principal ministre le cardinal Mazarin, qui se chargent de son éducation. Si les activités de l’esprit, telles que la littérature ou la lecture,…