• Mensonges, complots et mascarades,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Anne de Bourbon, éphémère fiancée de Louis XV

       Au cours de l’année 1719, les rapports entre la France et l’Espagne ne sont pas au beau fixe. Philippe V, petit-fils du Roi-Soleil, règne sur le peuple madrilène conjointement avec sa seconde épouse Élisabeth Farnèse. Philippe d’Orléans, Régent de France, gouverne pour le jeune Louis XV. Bourbon et Orléans, une même famille !    Pourtant, les deux couronnes viennent de se livrer une guerre fratricide : la France n’a pas soutenu l’Espagne dans sa volonté de reconquérir ses provinces perdues en Italie. Cette politique agressive menée par l’Espagne a été désastreuse, même si elle a permis à l’ambitieuse Élisabeth Farnèse d’assurer pour l’avenir, à l’un de ses fils, les duchés de…

  • Les allées du pouvoir,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Louise, Reine-enfant de Philippe V d’Espagne

    Philippe V de Bourbon, Roi d’Espagne     Le 1er novembre 1700, le maladif Charles II de Habsbourg, Roi d’Espagne, meurt sans héritier : dans son testament il désigne comme successeur le second petit-fils de Louis XIV, Philippe, duc d’Anjou. Léopold Ier de Habsbourg, Empereur du Saint-Empire romain germanique, qui voyait déjà la couronne échoir à son fils l’archiduc Charles, ne se remet pas de cette fracassante nouvelle !    Renonçant au trône de France, le duc d’Anjou devient Philippe V d’Espagne. Déraciné de Versailles, séparé de ses frères qu’il n’a jamais quittés depuis sa naissance, il s’installe à Madrid le 19 février 1701.    Le nouveau monarque gagne presque immédiatement le cœur…

  • L'histoire en portraits,  XVII et XVIIIème siècles

    Philippe IV à cheval – Velasquez

      Contexte    Ce magnifique portrait du Roi d’Espagne Philippe IV, frère de la Reine de France d’Anne d’Autriche, a été exécuté entre 1631 et 1636, par le peintre Diego Velasquez.    Peu de souverains lièrent une relation aussi intime avec leur portraitiste attitré. En ce sens, l’histoire de Philippe IV et de Velasquez est unique en son genre. Le Roi d’Espagne, jouisseur d’art au plus haut degré, sut reconnaître le talent d’un artiste qu’il respectait aussi en tant qu’homme, de sa génération et d’un niveau culturel proche du sien.    Une série de portraits équestres représentant les membres de la famille royale a été exécutée pour orner les murs…