• Croyances et moeurs,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Nains de Cour, coqueluches des princes

          Depuis l’Antiquité, les individus atteints de nanisme excitent la curiosité de l’Homme, toujours fasciné par l’étrange. Chez les Romains, posséder un nain est une marque de richesse : Marc-Antoine, Auguste ou encore Tibère desserrent généreusement les cordons de leur bourse pour se procurer ces « objets » de luxe.    Dans toute l’Europe du Moyen-Âge, les nains sont en vogue. La mode veut qu’on choisisse les plus laids, les plus difformes. « Miroirs déformants, moitié hommes, moitié monstres », ils servent de distraction aux côtés des bouffons. On les montre dans les foires.    La période qui s’étend du XVIème au XVIIIème siècle est l’âge d’or des nains. Chez les grands du monde,…

  • Fêtes, arts et création,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode excentrique des fraises : évolutions

         Après un article sur la mode des perruques, et un autre sur la mode des mouches, je me penche à présent sur les fraises…    À la Cour de France, la seconde moitié du XVIème siècle consacre un nouveau type de col qui, objet de multiples variations, va faire fureur jusqu’au début du XVIIème siècle : la fraise. Adoptée dans la plupart des pays d’Europe, elle est l’ancêtre de tous les collets, jabots, cravates et cols qui foisonneront au cours des siècles suivants.   1550 : le décolleté est dissimulé    Jusqu’à la fin du règne de François Ier (1515 – 1547) et même au tout début du règne d’Henri II (1547…

  • Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Quand les Bourbons portaient perruque

      S’il est bien un symbole absolu de l’Ancien Régime, c’est la perruque.    Assurément, les Bourbons ne l’ont pas inventée. Elle est présente dès l’Antiquité, chez les Egyptiens, puis chez les Grecs et les Romains. Certains Rois, princes ou ducs, victimes d’une perte de cheveux disgracieuse et précoce, se parent d’une perruque. Mais ils y sont alors forcés par la dure nécessité…    Réellement adoptée sous Louis XIII, la perruque devient un accessoire de mode à part entière : on ne cherche plus à la camoufler. Louis XIV en fait le symbole de la majesté et de la virilité royale, un objet de prestige. La mode Louis XV se démarque…

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode des mouches, attributs de la féminité

        De cache misère à code de galanterie    Selon certaines sources, ce sont les Arabes et les Perses qui, les premiers, considèrent les taches brunes sur la peau comme une marque de beauté. Les Romaines un peu coquettes, pour parfaire leur toilette, s’appliquent également un petit grain de beauté factice sur la joue. En France, la mode des mouches débute à la fin du règne de Louis XIII, et perdure jusqu’à la Révolution.    Au début, les femmes mais aussi les hommes (Louis XIV en personne donne l’exemple) s’appliquent des mouches sur le visage pour camoufler boutons et imperfections : la petite vérole, qui fait alors des ravages, laisse…

  • Fêtes, arts et création,  XVII et XVIIIème siècles

    La mode des poufs à la Cour de Marie-Antoinette

      Les poufs aux sentiments    Jeune, insouciante, désirant avant tout profiter de la vie, Marie-Antoinette, dès son arrivée à la Cour, se jette à corps perdu dans une folie de divertissements. La mode, qu’elle sait capable de sublimer sa beauté, accapare une grande partie de ses journées. La toilette était l’occupation principale de cette charmante évaporée.    Reine de France, oui, mais surtout Reine de la mode, empire sur lequel elle a tout pouvoir. Elle donne libre cours à ses fantaisies. Elle voulait jouir de cet empire fictif que la beauté donne aux femmes et qui en fait les reines d’un moment.    Rose Bertin, « démon tentateur » de la Reine, devient…

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  Dames de coeur,  XVII et XVIIIème siècles

    Madame de Maintenon, la dame en noir ?

           Les mémorialistes de tous bords qui dépeignent la célèbre Madame de Maintenon, épouse secrète de Louis XIV, enveloppée dans ses voiles noirs et ses toilettes sombres nous offrent une grotesque caricature, tout à fait en accord avec le personnage qu’a voulu se composer Françoise d’Aubigné, mais parfaitement faux.    Depuis son mariage, à l’âge de seize ans, avec le poète satirique Paul Scarron, Françoise affectionne au contraire les couleurs vives. En vraie Précieuse, elle sait comment s’habiller pour mettre en valeur l’éclat de ses grands yeux sombres et très beaux, sans toutefois atteindre la coquetterie d’une Ninon de Lenclos, qui fréquente son salon.   Choisie en 1669…