• Les allées du pouvoir,  Princes au quotidien,  Renaissance

    Les mignons d’Henri III, bras armés du Roi

         Des fameux « mignons d’Henri III » subsiste l’image de beaux éphèbes enrubannés, froufroutants et parfumés. Des grands coquets délicats qui, dans le sillage du Roi leur maître, s’adonnent à la débauche et aux plaisirs.    Pourtant, sous leurs dehors élégants, les mignons sont de véritables spadassins, parfois fins politiques, d’une fidélité indéfectible. Quant à Henri III, de tous nos Rois, il est celui dont la réputation d’homosexualité est la moins justifiée, et fait partie de ceux dont la personnalité est la plus complexe.   Raffinement VS. Homosexualité    Henri est un homme qui porte une grande attention à sa tenue. Il prise l’élégance, une certaine forme de raffinement. Et…

  • Croyances et moeurs,  Moyen-Age,  Princes au quotidien

    Louis XI : quand la peur de la mort rend superstitieux !

      Une piété intéressée    Sous le règne de Louis XI (1461 – 1483), vie quotidienne et religion ne font qu’un pour la plupart des hommes, seigneurs comme paysans. Mais le souverain consacre davantage de temps aux exercices religieux que la majorité de ses sujets : sa piété ardente, qui le fait parfois passer trois jours en méditation, s’accompagne d’une tendance à la superstition. En matière de religion, son instinct l’entrainait au-delà des pratiques qu’enseignait la foi catholique.    En adoration perpétuelle devant la Vierge, qu’il vénère particulièrement, il cultive l’attention de nombreux saints (ne se cantonnant pas aux frontières de son royaume), entend des messes spéciales et se rend fréquemment en…

  • Croyances et moeurs,  Moyen-Age

    La chanson de Roland, une glorification de Charlemagne

      Bases historiques    La Chanson de Roland s’inspire d’un fait historique bien réel survenu sous Charlemagne, qui n’a pas encore été sacré Empereur. En 778, Charlemagne, récent vainqueur des Aquitains et des Lombards, lance deux armées dans le nord de l’Espagne, alors tenu par les musulmans (plus précisément, par l’émirat de Cordoue).    Ce n’est pas sur un coup de tête que Charlemagne s’engage dans cette nouvelle guerre : il est assuré du soutien de Sulyman ibn al-Arabi, le wali (représentant) de Saragosse, qui lui a proposé une alliance pour se débarrasser de l’émirat de Cordoue.    Le Roi franchit les Pyrénées avec ses troupes, descend sur Pampelune dans le Pays…

  • Rois et Empereurs,  XVII et XVIIIème siècles

    Charles Ier, l’honneur et la fidélité – Michel Duchein

           Un mythe enveloppe la personne de Charles Ier d’Angleterre, petit-fils de Mary Stuart et Roi martyr, décapité en 1649 par les rebelles fédérés autour du redoutable Cromwell. Une destinée qui, « durant plus de trois siècles et demi, n’a pas cessé de susciter l’émotion, la sympathie et la pitié ».    Sur fond de guerre civile, le règne de ce monarque bon, soucieux de la gloire de la royauté mais trop éloigné des réalités de son temps et trop distant de son peuple, n’a été qu’un enchainement d’évènements imprévus, de concours de circonstances et de fautes politiques. Procurez-vous Charles 1er, l’honneur et la fidélité !     Un prince…

  • Au fil des siècles,  Biographies,  Premier Empire,  Restauration,  Rois et Empereurs,  Second Empire

    Le Roi Jérôme – Jacques-Olivier Boudon

       Aucun biographe (ou si peu) ne s’est penché sur le personnage de Jérôme Bonaparte, devenu souverain, en 1807, de ce curieux royaume de Westphalie.    Le mérite de tout ce que nous savons sur le plus jeune frère de Napoléon revient aux mémorialistes de tous bords, pas forcément fiables, qui nous présentent Jérôme sous les traits d’un débauché trompant sa femme sans état d’âme, dilapidant sans compter son argent, un homme jouisseur, prétentieux, hautain et orgueilleux.    Qui fut Jérôme, dont l’appartenance à la fratrie Bonaparte le prédisposait à un glorieux destin ? Jacques-Olivier Boudon, un spécialiste de l’Empire, s’attaque à cette figure atypique et méconnue, par delà les clichés. Procurez…

  • L'histoire en portraits,  XVII et XVIIIème siècles

    Philippe IV à cheval – Velasquez

      Contexte    Ce magnifique portrait du Roi d’Espagne Philippe IV, frère de la Reine de France d’Anne d’Autriche, a été exécuté entre 1631 et 1636, par le peintre Diego Velasquez.    Peu de souverains lièrent une relation aussi intime avec leur portraitiste attitré. En ce sens, l’histoire de Philippe IV et de Velasquez est unique en son genre. Le Roi d’Espagne, jouisseur d’art au plus haut degré, sut reconnaître le talent d’un artiste qu’il respectait aussi en tant qu’homme, de sa génération et d’un niveau culturel proche du sien.    Une série de portraits équestres représentant les membres de la famille royale a été exécutée pour orner les murs…