• Fêtes, arts et création,  L'histoire en portraits,  XVII et XVIIIème siècles

    Hélène Fourment, épouse et muse de Rubens

         En 1626, le peintre Pierre-Paul Rubens est au faîte de sa gloire. Artiste, mari et père comblé, il est honoré et respecté dans toute l’Europe. Très lié aux archiducs des Flandres (Albert et Isabelle, intronisés par le Roi d’Espagne au terme de quatorze ans de guerre avec la Hollande), il est installé à Anvers.    C’est alors qu’Isabella Brant, qui partage son existence paisible depuis dix-sept ans, mère de ses trois enfants (Serena, Nicolas et Albert) décède subitement le 29 septembre, à l’âge de 34 ans, probablement emportée par une épidémie de peste.    Fou de douleur, désemparé, Rubens se réfugie dans la peinture… et la politique. Cette…

  • L'histoire en portraits,  Premier Empire

    Caroline Murat par Elisabeth Vigée Le Brun

           Premier Empire, année 1807. La plus jeune sœur de Napoléon, Caroline Bonaparte, porte le titre de grande-duchesse de Berg depuis l’année précédente, et son union avec Joachim Murat célébrée en 1800 lui a déjà donné quatre enfants, deux filles et deux garçons.      Sœur d’Empereur, mère et épouse comblée, Caroline souhaite que François Gérard (1770 – 1837), le peintre alors à la mode, réalise son portait en pied : Napoléon lui a passé commande pour orner la galerie de Diane aux Tuileries.      Manque de chance, l’artiste croule déjà sous les commandes : la Cour se l’arrache ! Caroline se tourne alors, par défaut, vers Mme…

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  L'histoire en portraits,  Les allées du pouvoir,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    L’Assemblée des dieux : la famille de Louis XIV, par Jean Nocret

      Contexte En 1670, à Saint-Cloud, dans l’antichambre de Monsieur, un tableau où, sous un dessein allégorique, il y a une assemblée des dieux où est représentée la famille royale au nombre de dix-huit figures, chacune grande comme nature.    Premier peintre de Philippe d’Orléans, le frère du Roi, dit Monsieur, Jean Nocret réalisa à sa demande de nombreux portraits, et de multiples décors peints destinés à orner les châteaux de Fontainebleau et de Saint-Cloud. Cette dernière demeure était la favorite de Monsieur, et c’est donc dans le fabuleux château de Philippe d’Orléans que cette huile sur toile monumentale, l’Assemblée des dieux, a été réalisée par le peintre en 1670.…

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  L'histoire en portraits,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Antoinette à la harpe, par Gauthier-Dagoty

      Contexte    Cette gouache sur papier de la Reine Marie-Antoinette a été réalisée au cours de l’année 1775, par le peintre Jean-Baptiste Gauthier-Dagoty. Elle est conservée au musée du château de Versailles et de Trianon.    Dès son arrivée en France, Dagoty, fils d’un graveur, a évolué à la Cour, côtoyant chaque jour ceux qui se prêtaient au jeu de son pinceau ou de son crayon. Ce fut d’abord Louis XV, puis le Dauphin, et rapidement la famille royale au complet. Il devint le protégé de Marie-Antoinette. « Son art était médiocre, mais la vérité de son pinceau, extrême » : ce n’est pas tant la ressemblance des visages qui est saisissante,…

  • L'histoire en portraits,  XVII et XVIIIème siècles

    Philippe IV à cheval – Velasquez

      Contexte    Ce magnifique portrait du Roi d’Espagne Philippe IV, frère de la Reine de France d’Anne d’Autriche, a été exécuté entre 1631 et 1636, par le peintre Diego Velasquez.    Peu de souverains lièrent une relation aussi intime avec leur portraitiste attitré. En ce sens, l’histoire de Philippe IV et de Velasquez est unique en son genre. Le Roi d’Espagne, jouisseur d’art au plus haut degré, sut reconnaître le talent d’un artiste qu’il respectait aussi en tant qu’homme, de sa génération et d’un niveau culturel proche du sien.    Une série de portraits équestres représentant les membres de la famille royale a été exécutée pour orner les murs…

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  L'histoire en portraits,  XVII et XVIIIème siècles

    Madame Adélaïde de France par Adélaïde Labille-Guiard

      Contexte    Huile sur toile terminée en 1787, ce portrait figure la princesse Adélaïde de France, fille de Louis XV et Marie Leszczynska. C’est la dernière représentation que nous ayons de cette fille de France, avant son décès à Trieste en 1800. Le tableau est actuellement exposé à Versailles, dans la première antichambre des appartements de celle qui fut sa sœur mais aussi sa compagne de vieillesse, la princesse Victoire.    Adélaïde Labille-Guiard était le peintre attitré des filles de Louis XV, quand Elisabeth Vigée-Lebrun était celle de Marie-Antoinette. En même temps qu’une guerre sourde faisait rage entre Mesdames tantes (menées par notre turbulente Adélaïde) et la Reine de France,…

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  L'histoire en portraits,  Premier Empire

    L’Impératrice Joséphine – Pierre-Paul Prud’hon

        Contexte    Conservé au musée du Louvre, ce tableau a été réalisé par Pierre-Paul Prud’hon de 1805 à 1809. Il représente Joséphine de Beauharnais, l’Impératrice Joséphine, dans son parc de la Malmaison. Exposé dans la galerie de tableaux de la souveraine, il revient à sa fille la Reine Hortense à sa mort en 1814 : elle l’installe avec elle dans son charmant château d’Arenenberg. On le retrouve dans les appartements de Napoléon III aux Tuileries, puis il est définitivement attribué au musée du Louvre en 1879.    Pierre-Paul Prud’hon est l’un des peintres favoris du couple impérial et le professeur de dessin de l’Impératrice. Ses peintures sont uniques en…

  • Au fil des siècles,  Chroniques,  L'histoire en portraits,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  XVII et XVIIIème siècles

    Série “Les Quatre éléments” : Mesdames de France

               Quoi qu’on ait affirmé sur la déception de Louis XV lorsque chaque année, sa femme, Marie Leszczynska, donnait naissance à un enfant de sexe féminin, ses filles faisaient la fierté et la joie du souverain. Il chargea à de nombreuses reprises Jean-Marc Nattier de portraiturer Mesdames de France, nommées ainsi à la Cour car tellement nombreuses !    Cette série, commandée par le Roi en 1750 et terminée un an plus tard, représente les aînées sous les traits des quatre éléments. C’est un modèle du genre « Portrait de Cour allégorique », dans lequel excellait le peintre. La personnalité des filles de Louis XV ainsi que leur haute naissance…