• Fêtes, arts et création,  Fin XIXème et XXème siècle

    Lina Cavalieri, la cantatrice au baiser

         Éclipsée dans la mémoire collective par Liane de Pougy, Caroline Otéro ou encore Cléo de Mérode, Lina Cavalieri débute sa carrière de chanteuse au café-concert, avant de devenir soprano à l’Opéra. Célébrée comme l’une des plus parfaites beautés du demi-monde, la diva séduit quatre maris et d’innombrables amants, et suscite l’enthousiasme dans le monde entier. Après vous avoir conté les destins fascinants de la trop parfaite Lillie Langtry, muse de l’Angleterre au XIXème siècle, de la flamboyante Cécile Sorel, reine du music-hall au XXème siècle, et de la mutine Anna Held, vedette acclamée à Broadway, voici l’histoire de la Vénus ambitieuse Lina Cavalieri, pauvrette Italienne devenue une diva…

  • Dames de coeur,  Fin XIXème et XXème siècle

    Lillie Langtry ou l’exploitation de la beauté

         Après l’éclatante Cécile Sorel et la mutine Anna Held, voici la belle et opportuniste Lillie Langtry. Celle qui fut aussi actrice et maîtresse du futur Roi Edouard VII d’Angleterre va réussir à tirer parti des évolutions incroyables de son époque pour se façonner une image impérissable de déesse de beauté…   Seule fille parmi six garçons       Emilie Charlotte Le Breton, surnommée « Lillie », naît en octobre 1853 dans l’île de Jersey. Elle est la petite dernière d’une fratrie de six garçons. Son père est un homme libéral, intelligent, éduqué, beau et profondément bon : il est son modèle en tout. Sa mère est une femme élégante et aimable.    Cette…

  • Crimes et maladies,  Dames de coeur,  Echec à la Reine,  Mensonges, complots et mascarades,  Renaissance

    Bianca Cappello, ambitieuse Vénitienne à la Cour des Médicis

       Le 5 juin 1578, François Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, épouse son amour de jeunesse, l’audacieuse Bianca Cappello. Un dur coup porté au nom prestigieux des Médicis. Bianca n’est pas aimée. Comment aurait-il pu en être autrement ? Cette parvenue était la grande rivale de Jeanne d’Autriche, première épouse de François et mère de la future Reine de France Marie de Médicis…    Dix ans plus tard, François et Bianca décèdent à un jour d’intervalle. Des morts suspectes. Des études réalisées en 2007 sur le corps du grand-duc (celui de Bianca n’a pas été retrouvé) ont conclu à un empoisonnement à l’arsenic. Voici l’histoire d’un triangle amoureux, combat de femmes, lutte inégale qui se transforma…

  • Dames de coeur,  Fêtes, arts et création,  Les allées du pouvoir,  Second Empire

    Blanche de Païva, Lionne de Paris

         L’Hôtel de La Païva est l’un des plus beaux hôtels particuliers de Paris. Propriété d’un club anglais très select depuis 1903, le « Traveler ‘s Club », il n’est ouvert au public que sur visites guidées. Visite qui a été pour moi l’occasion d’en apprendre plus sur la mystérieuse Païva, l’une des demi-mondaines les plus détestées mais aussi admirées du Second Empire. Une femme d’exception.    3 prénoms, 3 mariages, et de multiples amants… Ce sont les étapes de l’ascension sociale spectaculaire d’une femme qui a côtoyé les bas-fonds de la prostitution avant de tenir le salon le plus couru de Paris : Blanche, alias Thérèse, alias Esther.   De…

  • Mensonges, complots et mascarades,  Princes au quotidien,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Antoinette contre la Du Barry

         Marie-Antoinette d’Autriche et Jeanne Du Barry. Deux femmes qu’un monde sépare. Victimes de la Cour, univers impitoyable, elles vont être les protagonistes de l’une des plus ridicules confrontations de la fin du règne de Louis XV.    Sophia Coppola, dans son film « Marie-Antoinette », nous donne une version grossière et erronée de l’affaire, cette simple question d’Etiquette transformée en affaire d’Etat : représentant Jeanne comme une grisette vulgaire et sans manières, donnant le beau rôle à Marie-Antoinette, son interprétation est fort éloignée de la réalité…   La Cour, nid d’intrigues    Au cours de l’année 1768, Louis XV tombe sous le charme d’une demi-mondaine, prostituée de haut vol, Jeanne Bécu,…

  • Dames de coeur,  XVII et XVIIIème siècles

    Le Parc aux Cerfs : lieu de débauche pour Louis XV ?

               En 1750, à quarante ans passés, Louis XV n’a plus de relations intimes avec Mme de Pompadour. D’amante, elle est devenue l’amie indispensable du Roi, qui lui conserve la première place. Mais Louis XV a pris goût aux femmes et aux plaisirs qu’elles procurent… La favorite en titre sait qu’il lui faut de jeunes beautés suffisamment obscures pour ne pas la supplanter à la Cour, mais assez sensuelles pour satisfaire les sens exigeants du Roi.    Elle se fait alors intendante des plaisirs, cautionnant la mise en place d’une organisation sans pareille dans l’Histoire. C’est le Parc aux Cerfs, symbole à l’époque et encore aujourd’hui d’une…

  • castiglione
    Fêtes, arts et création,  Second Empire

    La Castiglione, ses photos : folie et obsession

           Dans la première partie de cet article, je vous dévoilais l’œuvre moderne de la Castiglione en photographie (voir La Castiglione, ses photos : fascination et modernisme), sa capacité novatrice à jouer avec l’objectif et à se mettre en scène.    De 1867 à 1875, Virginia de Castiglione abandonne totalement la photographie. Depuis l’Italie lui parviennent des échos de la terrible défaite de Sedan face à la Prusse et de l’écroulement du Second Empire en 1870.    S’installant à nouveau dans la capitale, elle vit avec ses chiens pour seuls compagnons et ne reçoit plus personne. Lors de ses rares sorties, elle se couvre d’un voile pour que personne ne…

  • La Castiglione, ses photos : fascination et modernisme
    Dames de coeur,  Fêtes, arts et création,  Second Empire

    La Castiglione, ses photos : fascination et modernisme

         La comtesse de Castiglione est célèbre pour avoir été la maîtresse de Napoléon III, et pour ses tenues audacieuses arborées lors de bals aux Tuileries. Mais l’œuvre véritable de la Castiglione, ce sont ses photographies.    Si sa liaison avec l’Empereur dura un peu plus d’un an (entre 1856 et 1857), si ses apparitions en costumes fantaisistes lui accordèrent une gloire de quelques heures, ses photographies, elles, sont encore là, immortelles. Elles se détachent nettement des photographies traditionnelles et, encore aujourd’hui, fascinent par leur modernisme et leur côté provocateur. Premiers essais    Lorsqu’elle arrive à Paris en 1856, Virginia prend  le chemin de l’atelier de Pierson. Les années 1850 marquent…

  • Favorites et courtisanes,  Second Empire

    La Castiglione, Vies et métamorphoses – Nicole G. Albert

           La vie de Virginia Oldoïni, plus connue sous le nom de comtesse de Castiglione, est presque devenue un mythe. Si elle ne fut qu’une maîtresse passagère de Napoléon III, elle laissa en revanche une empreinte ineffaçable dans l’Histoire, par sa personnalité exceptionnelle et ses extravagances. Les historiens ont habituellement du mal à cerner la belle comtesse, tout comme elle déconcerta la plupart de ses contemporains.    Nicole G. Albert s’attache à restituer au mieux toutes les facettes de la personnalité déroutante de cette femme imprévisible. Pleine de contradictions, indépendante, aventurière, mais aussi profondément neurasthénique, elle fut surtout précurseur de l’art dans la photographie. La fin de vie sa…