• Dames de coeur,  Princes au quotidien,  Renaissance,  XVII et XVIIIème siècles

    Corisande, maîtresse et confidente d’Henri IV

         Ah, les fameuses conquêtes d’Henri IV ! Paysannes ou filles d’aubergistes, bourgeoises ou nobles, passades ou maîtresses officielles… Elles sont légions. Corisande occupe, dans cette liste, une place à part. Refusant toujours le statut de favorite, elle fut l’unique maîtresse de Henri à l’aimer uniquement pour lui-même.    C’est la première grande histoire d’amour de celui qui n’est encore que Roi de Navarre. La seule qui fut réciproque, dans sa quête éperdue d’affection. De leurs amours subsiste le plus beau des témoignages : une correspondance régulière d’une incroyable qualité.   Riche héritière    Née au château d’Hagetmau en 1555, Diane d’Andoins, de son vrai nom, est issue d’une illustre et…

  • Fêtes, arts et création,  L'histoire en portraits,  Premier Empire,  Princes au quotidien

    Statue scandaleuse : Pauline Bonaparte pose nue pour Canova

          La nymphe de Rome    Pauline Bonaparte, sœur préférée de Napoléon, épouse en seconde noce le prince Camille Borghèse en 1803. A vingt-trois ans, elle quitte donc Paris pour Rome, où la famille possède plusieurs somptueuses propriétés : la Villa Borghèse, qui abrite une impressionnante collection d’œuvres d’art, et le palais Borghèse, dans lequel elle réside avec son époux.    Cet Apollon charmant mais peu instruit et peu cultivé, lui apporte, sinon la passion amoureuse qu’elle ira assouvir en entretenant une collection prodigieuse d’amants, le titre de princesse. Pauline devient membre à part entière de l’une des familles les plus anciennes et les plus respectées de la cité…

  • Dames de coeur,  XVII et XVIIIème siècles

    Le Parc aux Cerfs : lieu de débauche pour Louis XV ?

               En 1750, à quarante ans passés, Louis XV n’a plus de relations intimes avec Mme de Pompadour. D’amante, elle est devenue l’amie indispensable du Roi, qui lui conserve la première place. Mais Louis XV a pris goût aux femmes et aux plaisirs qu’elles procurent… La favorite en titre sait qu’il lui faut de jeunes beautés suffisamment obscures pour ne pas la supplanter à la Cour, mais assez sensuelles pour satisfaire les sens exigeants du Roi.    Elle se fait alors intendante des plaisirs, cautionnant la mise en place d’une organisation sans pareille dans l’Histoire. C’est le Parc aux Cerfs, symbole à l’époque et encore aujourd’hui d’une…

  • danseuses au XIXème
    Croyances et moeurs,  Fêtes, arts et création,  Mensonges, complots et mascarades,  Premier Empire,  Restauration,  Second Empire

    Danseuses de l’Opéra au XIXème siècle : l’envers du décor

         L’exposition à l’affiche au Musée d’Orsay « Splendeurs et misères, images de la prostitution », m’a fait découvrir une forme de prostitution dont on parle peu : celle des danseuses de l’Opéra. Au XIXème siècle, cette vie d’asservissement aux hommes menée par les ballerines est une réalité.    Voici l’histoire peu recommandable (et peu enviable) de ces petits rats : loin de leurs glorieux instants sur scène, leur vie derrière le rideau… L’Opéra, lieu de paraître     Au début du XIXème siècle, dans l’imaginaire social, la danse demeure l’activité érotique féminine par excellence : le corps est montré, les courbes mises en valeur. Difficile alors de dire si ces messieurs sont là pour…

  • Echec à la Reine,  Mensonges, complots et mascarades,  XVII et XVIIIème siècles

    Marie-Antoinette victime de pamphlets érotico-obscènes

      « Jamais le sexe ne s’est aussi bien vendu »    Sous le règne de Louis XVI et Marie-Antoinette, le peuple manifeste un véritable engouement pour les écrits à connotation pornographiques. Il n’y a là, en soi, rien de répréhensible. Le patriote recherche, dans sa quête effrénée de la liberté, à y associer du libertinage et de l’érotisme… Pourquoi pas ? Grand bien lui fasse !    Le Roi et la Reine sont malheureusement les cibles visées en priorité par les pamphlétaires de ce genre, qui s’en donnent à cœur joie, allant crescendo dans l’obscénité tout au long du règne.    Nombreux sont les Grands sous l’Ancien Régime à avoir subi des…

  • Dames de coeur,  Les allées du pouvoir,  Renaissance

    L’escadron volant de Catherine de Médicis

         Catherine de Médicis règne avec son époux Henri II depuis 1547. Elle est Reine, mais la véritable Reine de la Cour, celle qui donne le ton, c’est la toute puissante Diane de Poitiers. Après la mort d’Henri II en 1559 et le retrait de la favorite en titre, Catherine gouverne l’Etat pour de bon, conseillère de ses fils. Elle donne libre cours à ses goûts en les mettant au service de sa conception du pouvoir.    Le trop fameux « escadron volant » de la Reine mère, ces belles jeunes femmes qui l’entourent et forment sa Cour, a donné lieu à des élucubrations plus fantaisistes les unes que les autres……

  • Mensonges, complots et mascarades,  Moyen-Age,  Progéniture et fratrie : casse-tête chinois

    Liaisons dangereuses à la Tour de Nesle

         Nous sommes en 1314, et jamais le Roi de France n’a été si puissant. À quarante-cinq ans, le petit fils de Saint Louis, Philippe le Bel, est véritablement « empereur en son royaume », seul maître d’une monarchie qu’il centralise et dont il réaffirme la prééminence sur les vassaux.    Morte en 1302, sa tendre épouse Jeanne de Navarre a assuré la dynastie en lui donnant trois fils : Louis de Navarre, Philippe de Poitiers, et Charles de la Marche. Afin de renforcer encore la puissance Capétienne, Philippe le Bel met en œuvre une habile politique matrimoniale pour ses fils. Il ne va pas chercher des étrangères, comme il est généralement…