• Progéniture et fratrie : casse-tête chinois

    Accouchement public, bête noire de Marie-Antoinette

         Après 7 années d’un mariage très chaste (trop chaste), Marie-Antoinette est fière d’apprendre à sa mère, dans une lettre datée du 30 août 1777 : Je suis dans le bonheur le plus essentiel de toute ma vie. Il y a déjà plus de huit jours que mon mariage est parfaitement consommé (…) Je ne crois pas être grosse encore, mais au moins j’ai l’espérance de l’être d’un moment à l’autre.    Elle va vite déchanter. Evénement profondément politique, la naissance d’un enfant royal suscite de vives émotions dans toutes les Cours européennes. La coutume royale de la délivrance en public, nécessaire afin de prouver la légitimité de l’enfant, est un…

  • Progéniture et fratrie : casse-tête chinois,  Renaissance

    Maternités : espoirs déçus d’Anne de Bretagne

       Le premier devoir d’une Reine, ou d’une princesse destinée à monter un jour sur le trône, est celui de procréer. Si le couple demeure stérile, c’est à la femme que l’on impute cette dramatique situation. Elle peut alors craindre la répudiation, pratique heureusement très rare à partir du XVIème siècle.    Il ne suffit pas de donner des enfants à la couronne, encore faut-il que ces derniers soient de sexe masculin ! Les filles étant écartées de la succession, la naissance de mâles dans la famille devient une question de survie dynastique. Sitôt mariée, la princesse voit tous les yeux braqués sur son ventre, qui devient le centre de toutes…