Marie-Antoinette contre la Du Barry

 
Jeanne Du Barry peinte en 1781 par Vigée Le Brun
Jeanne Du Barry peinte en 1781 par Vigée Le Brun
 

  Marie-Antoinette d’Autriche et Jeanne Du Barry. Deux femmes qu’un monde sépare. Victimes de la Cour, univers impitoyable, elles vont être les protagonistes de l’une des plus ridicules confrontations de la fin du règne de Louis XV.

   Sophia Coppola, dans son film « Marie-Antoinette », nous donne une version grossière et erronée de l’affaire, cette simple question d’Etiquette transformée en affaire d’Etat : représentant Jeanne comme une grisette vulgaire et sans manières, donnant le beau rôle à Marie-Antoinette, son interprétation est fort éloignée de la réalité…

La Cour, nid d’intrigues

   Au cours de l’année 1768, Louis XV tombe sous le charme d’une demi-mondaine, prostituée de haut vol, Jeanne Bécu, comtesse Du Barry. Deux ans après la mort de Madame de Pompadour, le monarque reprend goût à la vie. Des formes plantureuses, une crinière de lionne, des yeux bleus en amande, le visage d’une douceur exquise… Le Roi tombe amoureux fou, à soixante ans, de cette beauté douce et sensuelle, experte aux jeux de l’amour.

   La Cour est outrée. Le Roi, après s’être abaissé à mettre dans son lit une ambitieuse bourgeoise, se ridiculise à présent avec une vulgaire cocotte ?

 

   Humiliation terrible pour toutes les femmes qui peuplent Versailles ! Et Jeanne s’acclimate à la Cour avec un naturel et une douceur qui en désarçonnent plus d’un…

   D’autres ne se laissent pas attendrir. Le tout puissant duc de Choiseul, ministre des Affaires étrangères et de la Guerre, se déclare  son ennemi. Deux raisons principales à la haine de Choiseul pour la Du Barry : il prête à la jeune femme des ambitions politiques qu’elle n’a pas, et il aurait bien vu à la place de cette grisette sa sœur Béatrix, qui convoitait avec avidité le lit du Roi.

   Choiseul se découvre des alliées inattendues : les filles de Louis XV. Elles sont pourtant opposées au parti pro-autrichien, dont Choiseul est le chef de file : n’est-il par l’artisan du prochain mariage du Dauphin avec Marie-Antoinette d’Autriche ? Pas une seconde d’hésitation cependant. Madame Adélaïde, fort caractère, ne supporte pas l’irruption de cette femme qu’elle méprise. Elle entraine ses sœurs Victoire et Sophie dans son combat contre l’intruse. Sa stratégie pour lui mener la vie impossible ? La dure loi du silence. Pas un mot à cette « créature ».

 
Le duc de Choiseul peint par Van Loo
Le duc de Choiseul peint par Van Loo

C’est dans une famille déchirée de tensions qu’arrive la dauphine non prévenue.

Fille du sang contre fille du peuple

Fraîchement débarquée de son Autriche natale, Marie-Antoinette épouse le Dauphin Louis-Auguste le 16 mai 1770. En tant que future Reine de France, la fillette est d’emblée l’objet de toutes les attentions. On la scrute, on l’observe : chaque geste, chaque parole compte.

Si elle a promis à sa mère de tout faire pour contenter le Roi, elle ne peut s’empêcher d’éprouver une forte antipathie à l’égard de la Du Barry. Dès le 9 juillet, elle écrit :

Marie-Antoinette peinte vers 1770 par Joseph Ducreux – Musée du château de Versailles et de Trianon
Marie-Antoinette peinte vers 1770 par Joseph Ducreux – Musée du château de Versailles et de Trianon
 

Le roi a mille bontés pour moi et je l’aime tendrement, mais c’est à faire pitié la faiblesse qu’il a pour Mme du Barry, qui est la plus sotte et impertinente créature qui soit imaginable.

   Un jugement à l’emporte pièce, car Jeanne est une jeune femme bonne, douce, intuitive. Pourquoi cette répulsion instinctive de Marie-Antoinette ? Plusieurs explications.

   Marie-Antoinette n’a que 14 ans lorsqu’elle épouse le dauphin. Si elle séduit par sa fraîcheur et sa mobilité, son physique est encore celui d’une enfant. Sa nuit de noce a été un fiasco : les époux sont trop jeunes. Jeanne Du Barry, elle, est une belle plante de vingt-cinq ans, rayonnante, mature, femme sexuellement épanouie. Vision qu’inconsciemment, Marie-Antoinette a du mal à supporter.

Mais c’est d’abord à la femme d’un rang très inférieur que s’adresse son mépris.

Marie-Antoinette peut remonter la lignée de ses ancêtres jusqu’au plus haut Moyen-Age.

   Simple, naturelle, humble même, Jeanne Du Barry est victime de la hauteur et la condescendance de cette jeune princesse. Eduquée dans la gloire de sa lignée et la majesté de son rang, Marie-Antoinette possède une conscience aigüe de la hiérarchie qui fonde l’ordre monarchique.

Elle y occupe, de plein droit, le premier rang. La royauté illégitime de l’autre l’offusque dans sa dignité, plus encore que dans son orgueil !

   La jeune Marie-Antoinette peut certes se montrer sensible, humaine, généreuse avec ses proches, mais elle est orgueilleuse de son rang, de son statut de future Reine. Instinctivement, elle se rapproche de ses tantes Adélaïde, Victoire et Sophie. Ces vieilles filles un peu aigries, aussi étonnant que cela puisse paraître, rallient très vite à leur cause cette toute jeune fille.

Mais Marie-Antoinette est très « famille » et très à cheval sur les apparences. Elle sera toujours plus proche d’une fille de France que d’une fille des rues.

Acte I : flèches empoisonnées

  Dans les premiers temps, la Dauphine se plie aux consignes de sa mère : plaire, surtout au Roi, et donc ménager Mme Du Barry. Leurs rapports restent corrects, bien qu’assez froids.

 Cependant, l’attitude de Marie-Antoinette change rapidement. Soumise malgré elle à des forces contraires qui la harcèlent de toutes parts, elle ne peut se contenir plus longtemps. Elle va se montrer, dans le combat de femmes qui va suivre, d’un entêtement incroyable compte tenu de son jeune âge, qui traduit bien le fond de son caractère.

   Marie-Antoinette laisse poindre son hostilité à l’égard de celle qui partage le lit de son « cher papa ». Sarcastique, elle s’abandonne à des railleries. C’est que Mesdames tantes, ravies d’avoir un atout considérable dans leur jeu contre la « créature », exercent une influence néfaste. Encore innocente sur le chapitre de l’amour physique, ne mesurant pas la portée de ses mots, Marie-Antoinette surnomme Jeanne « la grande sauteuse qui ressuscite les morts » ! Insulte qu’elle n’a certainement pas inventée…

 
Madame Adélaïde de France peinte par Labille-Guiard vers 1787 (Musée du château de Versailles)
Madame Adélaïde de France peinte par Labille-Guiard vers 1787 (Musée du château de Versailles)

   Contrairement a ce qui a souvent été véhiculé, Jeanne ne répond pas aux piques lancées par la Dauphine, et fait montre d’une grande patience. Jamais elle n’a traitée Marie-Antoinette de « petite rouquine ». Son caractère tranquille et bon ne la prédispose pas à s’abaisser de la sorte. Elle comprend aussi qu’il lui est nécessaire, compte tenu de l’âge avancé de son amant, d’entretenir de bons rapports avec la future Reine de France !

   Les mauvaises langues, en la personne de Mesdames et d’autres courtisans peu scrupuleux, se chargent de monter Marie-Antoinette contre la favorite impassible. Mme Du Barry, au départ, se sent simplement peinée de constater que la Dauphine a choisit le camp opposé au sein. Mais lorsque l’hostilité monte d’un cran, l’affaire menace dangereusement ses nerfs.

 

Acte II : la guerre est déclarée

   A la fin du mois de juin 1770, la Cour se trouve à Choisy. Le château ne possède qu’une petite salle de spectacle, dans laquelle s’entassent tant bien que mal les courtisans.

Lorsque se présenta Mme Du Barry, accompagnée de ses deux amies, la duchesse de Mirepoix et la comtesse de Valentinois, les dames de la suite de la Dauphine, qui s’étaient emparées des premiers bancs, refusèrent de leur faire place.

Louis XV en 1774, peint par Montpetit (Collections du château de Versailles)
Louis XV en 1774, peint par Montpetit (Collections du château de Versailles)
 

   Le ton montre entre les dames de Marie-Antoinette et celles de la Du Barry. La comtesse de Gramont, qui fait partie de la suite de la Dauphine, en vient même aux insultes. Les victimes ne manquent pas de s’en plaindre au Roi, qui exile l’importune. Ne pouvant refuser d’intercéder sans se déconsidérer auprès de ses dames, Marie-Antoinette se montre fort diplomate.

  Elle avoue au Roi être embarrassée de la faute commise par la comtesse de Gramont, mais également peinée que « quelqu’un de son service » ait été exilé sans qu’on lui en touche en mot. Une façon fort intelligente de ne pas mécontenter Louis XV, tout en prouvant qu’elle a du caractère. Malheureusement, son impétuosité va reprendre le dessus.

   Lorsque Choiseul, l’artisan de son mariage, est renvoyé à la fin du mois décembre 1770, Marie-Antoinette est persuadée que Jeanne Du Barry a forcé la décision du Roi. Surtout que c’est un intime de la favorite, le duc d’Aiguillon, qui devient ministre des Affaires étrangères. La Cour honore désormais la favorite, qui est pourtant loin de faire et défaire les ministres, mais qui savoure ce succès.

   Marie-Antoinette, elle, est scandalisée par cette révolution de palais qui procure un regain de prestige à sa rivale. Elle réagit avec toute la violence de son caractère entier. Poussée par son entourage, elle déclare la guerre (une guerre froide) à Mme Du Barry.

 

Plus un regard, plus un mot échangé. Un profond malaise quand elles se croisent.

   Si l’on sait que l’Etiquette interdit aux personnes venues « faire leur cour » de parler les premières, on imagine l’épreuve humiliante pour la Du Barry que d’attendre une parole qui ne vient jamais ! Elle fait tout pour éviter les occasions de subir le mépris de la Dauphine, mais s’en offusque. Tous ses proches subissent bientôt le même traitement ! La situation devient explosive.

Cette guerre d’usure entre Marie-Antoinette et Jeanne du Barry témoigne des perversions de l’esprit de cour.

 

Acte III : quand Louis XV et Marie-Thérèse s’en mêlent

   Jeanne souffre de cette situation. Sincèrement désireuse de se faire accepter, elle est blessée par un tel rejet, catégorique. Ce comportement irrespectueux de la jeune Dauphine envers sa maîtresse finit par exaspérer Louis XV. Il se doit s’intervenir. Il commence par s’adresser à la dame d’honneur de Marie-Antoinette, la comtesse de Noailles. Sans résultat. Puis, il presse l’ambassadeur d’Autriche en France, Mercy, d’exhorter Marie-Antoinette à adresser un mot en public à Jeanne.

  Mais Marie-Antoinette se raidit. Marie-Thérèse ne peut tolérer plus longtemps le caprice de sa fille. Elle la sermonne, lui rappelle qu’elle doit adresser un mot bienveillant à la favorite en titre, au risque de voir l’alliance entre la France et l’Autriche vaciller. Juste un mot !

   Instructions peu banales de la part d’une femme qui fait fouetter les prostituées dans son propre pays… Mais la France n’est pas l’Autriche. Et Louis XV est le Roi. Que sa fille soit agréable à celui qui est encore au dessus d’elle dans la hiérarchie (et dont Marie-Thérèse a besoin pour opérer, avec la Prusse et la Russie, le partage de la Pologne…)

C’eut été une capitulation pour Marie-Antoinette, et son honneur lui interdisait de s’abaisser à une telle humiliation. Pendant sept mois, elle refusa de céder, tandis que la tension grandissait de jour en jour.

 
Marie-Thérèse d'Autriche par Jean-Etienne Liotard
Marie-Thérèse d’Autriche par Jean-Etienne Liotard

   Au fond, Marie-Antoinette n’est pas cette enfant puérile que l’on croit. Intelligente, seulement blessée dans sa dignité, elle refuse de se prêter à ces mascarades, se rebelle contre tous ceux qui prétendent la régenter. A sa mère qui lui adresse une semonce particulièrement sévère, elle répond avec fierté :

Je ne dis pas que je lui parlerai jamais, mais je ne puis convenir de lui parler à jour et heure marquée pour qu’elle le dise à l’avance et en fasse un triomphe.

 

Acte final : Il y a bien du monde aujourd’hui à Versailles

Marie-Antoinette en Hébé (déesse de la jeunesse et de la vitalité), par Drouais en 1773 (Musée Condé)
Marie-Antoinette en Hébé (déesse de la jeunesse et de la vitalité), par Drouais en 1773 (Musée Condé)
 

  Les pressions qui s’accumulent ont raison de son incroyable force de caractère. Le 11 août, Marie-Antoinette se prépare à mettre un terme à cette situation, lors d’une mise en scène rigoureusement planifiée.

   Mme Du Barry se rend, comme convenu, au cercle de la Dauphine : la Cour au grand complet guette les deux femmes. Mais alors que Marie-Antoinette s’approche de la favorite pour, enfin, lui adresser un mot, Adélaïde, mise dans la confidence par la jeune Dauphine, l’en empêche en s’écriant :

Il est temps de s’en aller ! Partons, nous irons attendre le roi chez ma sœur Victoire !

   Coupée dans son élan, Marie-Antoinette lui emboîte le pas, plantant là Mme Du Barry humiliée, au milieu de la Cour témoin de ce terrible affront.

 

 

   Arrive la cérémonie des vœux du 1er janvier 1772. Alors que la comtesse Du Barry, entourée de la duchesse d’Aiguillon et de la maréchale de Mirepoix, se présente au lever de la Dauphine au milieu d’une foule nombreuse, Marie-Antoinette prononce les paroles tant attendues, quelques mots restés célèbres : « Il y a bien du monde aujourd’hui à Versailles ». C’est tout.

Je lui ai parlé une fois, mais je suis bien décidée à en rester là et cette femme n’entendra plus jamais le son de ma voix.

Irréconciliables ?

   Progressivement, l’animosité de Marie-Antoinette reprend le dessus. Durant la cérémonie des vœux de 1773, elle noie la favorite parmi la masse de courtisans, se débrouillant pour ne pas avoir à s’adresser à elle en particulier.

   Désespérée, Jeanne tente alors maladroitement « d’acheter » la Dauphine en lui offrant de magnifiques pendants d’oreilles en diamant. Agacée, Marie-Antoinette répond à cette offre déplacée « qu’elle avait assez de diamants et qu’elle ne se proposait point d’en augmenter le nombre »…

   Après la mort de Louis XV en 1775, Marie-Antoinette chasse Jeanne de la Cour sans état d’âme et avec une grande dureté.

   Ce n’est que des années plus tard, prise dans la tourmente révolutionnaire, que Marie-Antoinette se réconciliera avec son ennemie de jadis. Ces deux femmes que tout séparait avaient en commun un furieux appétit de vivre, ce qui ne les empêchera pas de connaître la même fin tragique que l’on sait…

 

Sources

♦ Marie-Antoinette, l’insoumise, de Simone Bertière

 Louis XV, de Michel Antoine

Madame du Barry, un nom de scandale , de Jacques de Saint-Victor

♦ Louis XV, de Jean-Christian Petitfils

♦ Marie-Antoinette, de André Castelot

♦ Reines et favorites : Le pouvoir des femmes, de Benedetta Craveri

 

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10 Réponses

  1. Merci pour cet article qui reprend avec précision cette petite affaire de cour qui devint internationale. Chaque protagoniste et son parti sont parfaitement restitués. Si bien qu’on voit que l’Histoire ne peut tenir rigueur ni à Marie-Antoinette ni à Jeanne qui y ont été les jouets des clans politiques et religieux.

  2. Une très bonne analyse, qui ne tombe pas dans les travers habituels.
    Parfait.

  3. Merci beaucoup pour cette petite histoire dans la Grande

  4. Je ne suis pas d’accord avec l’idee,exprimee par quelqu’un,que « Marie Antoinette et Jeanne du Barry ont ete les jouets des clans politiques et religieux ».C’est pas tout a fait vrai!Elles SONT AUSSI RESPONSABLES POUR LEUR ATTITUDES,c’est pas comme si elle n’avaient pas leur propre volonte!D’ailleurs,si Marie Antoinette peut etre consideree comme influencee par des plus grands interets,la meme chose NE PEUT PAS ETRE AFFIRMEE sur la Du Barry.
    Et puis,en ce qui concerne le premier partage de la Pologne(qui a eu lieu en cours de l’an 1772,donc APRES ce moment quand Marie Antoinette avait parle a la Du Barry),ceci s’est passe entre l’Autriche,la Prusse et la Russie,donc JE NE VOIS PAS qu’est-ce que la France avait a faire dans ce partage!C’est vrai que la France etait officiellement allie avec l’Autriche,mais elle etait assez(meme beaucoup) reticente a l’idee de ce partage qui s’operait sur un de ses allies d’antan.

    • Plume d'histoire

      Oh oui, bien au contraire, Marie-Antoinette avait une sacrée volonté, elle a été victime de son éducation et de son inexpérience. Quant à Jeanne Du Barry, elle a tenté d’apprivoiser la Dauphine, parfois avec maladresse. Personne n’est parfait !

      • En ce qui concerne Marie Antoinette,son comportement vis-a-vis de Jeanne Du Barry EST PARFAITEMENT COMPREHENSIBLE parce qu’elle suivait ses principes.Et ces principes,selon lesquelles elle avait ete eduquee,etaient bons sur ce point de vue,c’est-a-dire LA MORALITE.Parce que Marie Antoinette rejete encore plus que la femme d’un rang tres inferieur par rapport a le sien,L’AMANTE,la femme qui N’A PAS LE DROIT LEGITIME d’etre aupres de le roi et qui plus est,une femme qui avait ete une demi-mondaine et avait eu des moeurs legeres.
        Et une observation:Louis XV n’a pas tombe sous le charme de Jeanne Du Barry en 1764(d’ailleurs,madame de Pompadour est morte toujours en 1764,donc elle ne pouvait pas etre decedee depuis deux ans dans cette annee),mais EN 1768,l’annee dans laquelle il la rencontre pour la premiere fois,au printemps.Du Barry ne fut presentee a la Cour,qu’au printemps de 1769.

        • Plume d'histoire

          Merci, petite erreur de dates ! Je tiens à préciser que Jeanne du Barry se comportait à la Cour de façon tout à fait honorable, et n’avait plus rien de la prostituée de haut vol qu’elle fut avant de rencontrer le Roi. Ses manières étaient tout à fait en accord avec le nouveau monde dans lequel elle évoluait, à la grande surprise de toute la Cour.

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