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Les œufs Fabergé : présents impériaux

 

   Fabergé, c’est l’histoire d’un nom, celui d’une famille devenue, grâce à une inventivité et un savoir-faire exceptionnels, le symbole du luxe et du raffinement à la Cour de Russie. Carl Fabergé se définissait comme un artiste : « J’ai peu d’intérêt pour un objet de valeur si son prix ne tient qu’à l’abondance des diamants et des perles. » Rien n’illustre mieux cette phrase que le succès des fameux œufs de Pâques créés pour la famille impériale. Quintessence de virtuosité en matière de joaillerie, chaque œuf constitue une œuvre d’art à part entière. Du temps de la Russie des tsars, ils suscitent l’admiration et la convoitise de toute l’Europe. Depuis la chute du régime et jusqu’à aujourd’hui, ils déchaînent les passions dans le monde entier.

 

Des orfèvres picards en Russie

   Le nom Fabergé est bien d’origine française. La famille, établie en Picardie, est contrainte de quitter brusquement la France lors de la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le grand-père du futur Carl Fabergé s’installe avec sa famille dans la région de la Baltique et obtient la nationalité russe. Son fils Gustave, jeune orfèvre ambitieux, va s’établir à Saint-Pétersbourg, carrefour artistique florissant. En 1842, il ouvre son atelier à deux pas du Palais d’Hiver où résident les Romanov, qui règnent sur le pays depuis plus de 250 ans. Il profite largement des commandes de l’aristocratie pétrovienne, très fortunée et volontiers dépensière. Son atelier se transforme en petite entreprise prospère.

   Carl Fabergé, aîné de Gustave Fabergé, naît le 30 mai 1846. Il partage ses jeunes années entre l’atelier de son père et les écoles les plus réputées. En 1860, il suit sa famille qui déménage à Dresde en Allemagne tandis que la petite entreprise est confiée à de fidèles collaborateurs. Carl, jeune homme de 14 ans à la curiosité insatiable, rêve d’aventures. Il se lance dans un long tour d’Europe, à la rencontre des plus grands orfèvres de France, d’Allemagne, d’Italie et d’Angleterre. Il boit leurs conseils et apprend à maîtriser différentes techniques nouvelles. De retour de son voyage initiatique, Carl prend une décision qui va changer sa vie et celle de ses descendants : son père ayant pris sa retraite à Dresde, il décide de récupérer l’entreprise à Saint-Pétersbourg et revient donc s’installer en Russie en 1872.

L'Ermitage à Saint-Pétersbourg
L’Ermitage à Saint-Pétersbourg

   Parallèlement à la reprise en main de la maison Fabergé, Carl poursuit sa formation au Palais d’Hiver où vit alors le tsar Alexandre II. Durant 10 ans, il travaille bénévolement à l’Ermitage, qui abrite la plus belle collection d’objets d’art du pays, fasciné par les objets qui lui passent tous les jours entre les mains. Peu à peu, l’idée lui vient de se détourner la joaillerie traditionnelle…

   En cette seconde moitié du XIXème siècle, l’influence française qui prévaut à la Cour de Russie depuis Catherine la Grande est largement contrée par une explosion de talents russes : Tolstoï en littérature, Tchaïkovski en musique, Répine en peinture, etc… Carl est bien décidé à s’illustrer. Il va réussir au-delà de ses espérances, transformant la maison Fabergé en plus grande bijouterie-joaillerie d’Europe.

 

La reconnaissance d’Alexandre III et Maria Fedorovna

Alexandre III et son épouse avec leurs aînés vers 1878
Alexandre III et son épouse avec leurs aînés vers 1878

 

   En 1882, Carl est rejoint à Saint-Pétersbourg par son frère Agathon, jeune créateur dynamique qui vient d’achever sa formation en Allemagne. Le duo développe rapidement l’entreprise. A cette époque, le tsar Alexandre III règne avec son épouse Maria Fedorovna. Géant barbu, rétrograde et sévère, le nouveau tsar s’avère aussi un incroyable mécène amoureux des arts, client de Fabergé depuis de nombreuses années. Sous son règne, la renommée de l’orfèvre ne fait que croître.

   La tradition de s’échanger des œufs pour Pâques est bien ancrée dans les familles royales européennes, et particulièrement chez les orthodoxes En 1885, Alexandre III commande à Fabergé un œuf qui contiendra une surprise et qu’il pourra offrir à son épouse Maria Fedorovna pour les fêtes de Pâques. Le tsar donne carte blanche à Fabergé tout en se tenant au courant de l’avancée du projet.

   Avec son frère Anthon, Carl Fabergé travaille presque une année entière à la conception de son premier œuf ! Cet Œuf à la poule surprend par sa pureté et sa délicatesse. Sa coquille extérieure est en or blanc opaque avec un cœur en or mat. Maria Fedorovna est enchantée lorsque, en l’ouvrant, elle découvre une petite poule en or gravé de différents tons avec des yeux en rubis, et qui renferme à son tour une minuscule couronne impériale incrustée de diamants ! Le premier trésor d’une série emblématique vient d’être inauguré… Chaque année, les œufs gagneront en créativité et en complexité.

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L’oeuf à la poule, premier de la série ! (Musée Fabergé de Saint-Pétersbourg)

 

   Si les œufs sont exclusivement fabriqués pour Maria Fedorovna, quantité d’objets Fabergé font bientôt figure de grands favoris. Ils deviennent des éléments incontournables de la représentation du savoir-faire russe à l’étranger.

   En 1890, le tsarévitch Nicolas embarque pour une grande expédition de 10 mois en Orient. Il offre tant de créations Fabergé à ses hôtes successifs qu’on doit lui expédier de nouvelles pièces en urgence ! La Cour de Siam, actuelle Thaïlande, manifeste un vif intérêt et devient par la suite l’un des principaux clients de Fabergé. Pour son œuf de Pâques de 1891, Fabergé choisit de commémorer le périple du prince héritier. La coquille est faite d’héliotrope, une pierre vert sombre suggérant la profondeur de l’océan et sur laquelle sont appliquées des volutes d’or sertis de diamants. Lorsqu’on l’ouvre se dévoile, posée sur une plaque d’aigue-marine, une réplique exacte en or du navire sur lequel navigua Nicolas.

L'œuf au Pamyat Azova (1891), réplique du navire sur lequel vogua le futur Nicolas II
L’œuf au Pamyat Azova (1891), réplique du navire sur lequel vogua le futur Nicolas II

 

La maison Fabergé : innovation et savoir-faire

   En 1900, la maison Fabergé s’installe dans de nouveaux locaux plus spacieux, toujours à proximité du Palais d’Hiver. Ils comprennent appartements privés, magasins et ateliers nécessaires à la production de milliers d’objets chaque année. Fabrication rendue possible grâce à 300 orfèvres, émailleurs et lapidaires qui travaillent sous un même toit.

   S’il ne réalise plus rien lui-même à cette époque, Carl Fabergé intervient dans la création et la conception de chaque pièce et chapeaute les maîtres d’ateliers, qui dirigent à leur tour les artisans placés sous leurs ordres. Très en avance sur son temps, Carl trouve une façon novatrice de motiver ses maîtres d’ateliers : chacun est autorisé à créer sa propre petite société, regroupée sous le nom de la maison mère ! Et sur certains objets, ils ont le droit d’apposer leur poinçon à côté de celui du maître.

Carl Fabergé dans les années 1900
Carl Fabergé dans les années 1900

   La maison Fabergé est à présent réputée dans toute l’Europe pour la qualité de ses émaux, qui possèdent une profondeur inégalée grâce à la technique du guillochage. Un travail complexe surtout sur une pièce arrondie car obtenir des couleurs très pures et très limpides est extrêmement difficile. Aucune marge d’erreur n’est possible, Fabergé a donc un taux d’échec d’environ 30% !

   Les objets qui passent l’étape cruciale de la fabrication sont d’une perfection absolue. Ils sont exposés dans les vitrines du magasin et attirent la convoitise de la classe aisée. Dans son catalogue, les prix commencent à 3 roubles, l’équivalent de 27 euros actuels et peuvent aller jusqu’à 14 000 euros. Les œufs sont des pièces à part qui illustrent l’histoire des Romanov et plus particulièrement du dernier couple impérial…

 

Le règne de Nicolas II et Alexandra Fedorovna : apogée de Fabergé

   En 1896, Nicolas II succède à son père. La nouvelle famille impériale est pétrie d’une étrange contradiction. Le tsar et sa famille vivent dans un luxe excessif, habitant des palais gigantesques de 900 pièces avec 15 000 domestiques à leur service, alors même qu’ils rêvent d’une vie bourgeoise plus simple. La peur de l’avenir et leurs regards toujours tournés vers le passé à une époque où l’avant-garde russe conteste l’ordre ancien, les mènera à leur perte…

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Nicolas II, son épouse et leurs 5 enfants en 1913

   Pour l’heure, dans le cocon doré du Palais Alexandre, le couple collectionne les pièces Fabergé, dont les célèbres œufs qui, chaque année à Pâques, viennent enrichir le trésor impérial. Destinés à la tsarine et à la mère de Nicolas II, ils sont d’une finesse d’exécution extraordinaire. Chacun fait entre 12 et 25 cm de haut.

   En août 1904, la tsarine donne naissance à l’héritier tant attendu après 4 filles. Fabergé conçoit un cadeau spectaculaire pour marquer l’évènement : L’Œuf au Trophée d’Amour. Facturé un peu moins de 10 000 roubles soit l’équivalent de 92 000 euros actuels, l’œuf est remis au tsar dans son bureau par Carl Fabergé en personne, preuve de l’importante prise par l’artiste au sein de la famille impériale. Les œufs et les pièces d’exception créés par Fabergé font leur fierté et sont désormais demandés à l’étranger, notamment lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Le Figaro du 8 janvier 1901 :

Ces admirables bijoux dus à l’inspiration artistique de M. C. Fabergé et entièrement exécutés par lui, avaient été prêtés par Leurs Majestés Impériales, qui avaient consenti à s’en séparer pour quelque temps dans le but de rehausser l’éclat de cette exposition.

   L’impératrice Alexandra organise aussi une exposition à Saint-Pétersbourg en 1902. Un journaliste du Figaro du 28 mars est frappé par la beauté et l’originalité des œufs, notamment L’Œuf au transsibérien :

Dans deux vitrines pyramidales se trouvent les merveilleux œufs émaillés de Fabergé. Ce sont les cadeaux que l’empereur a faits aux deux impératrices pour Pâques. […] Très curieux, un œuf sur lequel est tracée la carte du chemin de fer de Sibérie et qui renferme un petit modèle en or du train sibérien. Ce ravissant petit joujou se remonte et le train peut parcourir les tables.

L'oeuf au paon - Fondation Edouard et Maurice Sandoz (Suisse)
L’oeuf au paon – Fondation Edouard et Maurice Sandoz (Suisse)

   Tous les œufs contiennent en effet une surprise comme un petit objet, un portrait finement réduit ou un automate. L’Œuf au paon cache par exemple un paon mécanique dont la fabrication a pris 3 ans… Lorsqu’on le remonte, il fait la roue en déployant ses plumes !

 

« Ceci n’est plus la vie »

   La Russie du début du XXème siècle reste un pays profondément inégalitaire. Une part importante de la population vit dans une extrême pauvreté et les gens meurent de froid dans les rues. Une petite élite fabuleusement riche vit sans se soucier du lendemain. En 1914, Fabergé réalise l’un de ses derniers œufs, L’Œuf aux mosaïques : il témoigne d’une excellence qui en fait l’un des plus beaux des 50 œufs impériaux réalisés au total. Cette même année, la Russie commence à subir des revers et Fabergé à perdre ses employés, mobilisés au combat et rapidement tués car sachant à peine manier un fusil. La population est vite accablée ; les salaires sont en chute libre, les sans-abris meurent de faim et de froid. Le couple impérial, détaché de son peuple, continue à vivre dans un conte de fée… jusqu’à l’abdication de Nicolas II en février 1917.

L'oeuf du couronnement (1897) fabriqué à l'occasion du couronnement de Nicolas II et Alexandra Feodorovna
L’oeuf du couronnement (1897) fabriqué à l’occasion du couronnement de Nicolas II et Alexandra Feodorovna (diamant, or, émail et cristal)

   Le tsar et sa famille sont exécutés dans le sous-sol d’une maison à Ekaterinbourg. Le monde impérial disparaît, et avec lui la maison Fabergé fermée par les bolchevik. La datcha de Fabergé à proximité de Saint-Pétersbourg est vandalisée à plusieurs reprises. Carl trouve refuge avec sa famille à Lausanne et meurt à 74 ans le cœur brisé, en murmurant : « Ceci n’est plus la vie ».

   Les créations de Fabergé sont immédiatement confisquées aux membres de la famille Romanov par le nouveau pouvoir soviétique, qui a besoin d’argent de toute urgence. Les trésors recueillis sont évalués. Les aristocrates vendent les pièces non confisquées pour une bouchée de pain, simplement pour pouvoir survivre. Les acheteurs étrangers sauvent ce qui peut l’être. Beaucoup de ces objets se retrouvent à Paris et dans les ventes aux enchères aux Etats-Unis. Les autres sont dispersés aux quatre coins du monde…

 

XXème et XXIème siècle : les collectionneurs sortent du bois

   Beaucoup d’émigrés trouvent refuge aux États-Unis. Le grand public, déjà fasciné par l’histoire tragique des Romanov, se prend de passion pour Fabergé. Le film James Bond de 1983 fait connaître Fabergé à un public international et déchaîne les collectionneurs.

L'œuf à la rose recouvert d'émail rouge, orné de flèches de Cupidon symbolisant l'amour que porte le tsar à son épouse. Il s'ouvre pour révéler un bouton de rose jaune articulé contenant deux surprises aujourd'hui perdues : une réplique miniature de la couronne impériale et un pendentif de rubis.
L’œuf à la rose recouvert d’émail rouge, orné de flèches de Cupidon symbolisant l’amour que porte le tsar à son épouse. Il s’ouvre pour révéler un bouton de rose jaune articulé contenant deux surprises aujourd’hui perdues : une réplique miniature de la couronne impériale et un pendentif de rubis.

   Deux richissimes américaines acquièrent, à elles deux, près de 250 pièces, dont 7 œufs : Marjorie Merriweather Post et Lillian Thomas Pratt. On peut encore admirer les 2 œufs de Marjorie et son exceptionnelle collection dans son ancienne demeure, devenu le Hilwood Museum à Washington :

  • L’Œuf aux douze monogrammes (1895)
  • L’Œuf Grisaille (1914)

   Les 5 œufs de Lillian Thomas Pratt ainsi que sa collection de plus de 400 œuvres d’art russes sont légués au Museum of fine Arts de Richmond en Virginie.

  • L’Œuf du tsarévitch (1912)
  • L’Œuf de Pierre le Grand (1903)
  • L’Œuf au Pélican (1898)
  • L’Œuf de la Croix Rouge (1915)
  • L’Œuf aux miniatures tournantes (1896)

   L’Œuf à la pendulette à serpent est offert à Rainier III de Monaco lors du grand prix de Monaco en 1974 par un ami de la famille qui souhaite rester anonyme. Albert II de Monaco passe tous les jours devant cet objet magnifique, qui trône sur son bureau !

   Malcom Forbes achète son premier œuf en 1955 lors d’une vente aux enchères au prix record de 50 000 dollars. Il finit par acquérir 9 œufs et des centaines d’autres pièces. Cette collection exceptionnelle est rachetée en 2015 par un milliardaire russe, Viktor Vekselberg, pour plus de 100 millions de dollars. L’heureux acquéreur commente :

Dès que j’ai appris que la collection Forbes était proposée à la vente, j’ai compris que j’avais une chance unique de restituer à mon pays l’un de ses trésors les plus vénérés.

   Propriétaire du palais Chouvalov à Saint-Péterbourg, transformé en musée Fabergé, Vekselberg y expose les neuf œufs impériaux ainsi que d’innombrables autres objets du célèbre orfèvre, pour permettre aux touristes du monde entier d’en profiter. C’est à ce jour la plus grande collection privée d’œufs impériaux au monde ! Seul le Kremlin à Moscou le dépasse, avec un œuf supplémentaire. Voici les œufs visibles au musée Fabergé :

  • L’Œuf à la poule (1885), le tout premier de la série !
  • L’Œuf de la Résurrection, qui pourrait être en fait la surprise de L’Œuf Régence, dit Œuf Renaissance (1894)
  • L’Œuf aux fleurs de printemps (1899 – 1903)
  • L’Œuf au muguet (1898)
  • L’Œuf au coucou (1900)
  • L’Œuf à l’oranger (1911)
  • L’Œuf à la croix de Saint-Georges (1916)
  • L’Œuf du 15ème anniversaire (1911)
  • L’Œuf à la rose (1895)
  • L’Œuf au carrosse du couronnement (1897)
  • La surprise de l’Œuf mauve, qui est perdu (1897)
L'oeuf au muguet
L’oeuf au muguet (perles fines, rubis, diamants, cristal, or, vermeil et émail)

10 œufs reposent au Kremlin :

  • L’Œuf au Pamyat Azoza (1891)
  • L’Œuf des muguets de la Madone (1899)
  • L’Œuf au transsibérien (1900)
  • L’Œuf aux trèfles (1902)
  • L’Œuf à la cathédrale Uspensky (1906)
  • L’Œuf au palais d’Alexandre (1908)
  • L’Œuf au Standart (1909)
  • L’Œuf équestre du tsar Alexandre III (1910)
  • L’Œuf du tricentenaire des Romanov (1913)
  • L’Œuf militaire en acier (1916)

3 autres œufs sont dans les collections de la reine d’Angleterre, achetés par le roi George V et la reine Mary, grands admirateurs des objets Fabergé. Aujourd’hui ils sont la propriété de la reine Elisabeth II, qui possède beaucoup d’autres objets Fabergé :

  • L’Œuf au panier de fleurs sauvages (1901)
  • L’Œuf à la colonnade (1910)
  • L’Œuf Mosaïque (1914)

   De nombreux autres œufs sont la possession de collectionneurs en France, en Angleterre, en Allemagne, au Qatar, aux Etats-Unis ou en Suisse, comme le magnifique Œuf au Paon (1908), l’Œuf au cygne (1906) et l’Œuf Youssopov (1907) propriétés de la Fondation Edouard et Maurice Sandoz.

   La collection de Mathilda Gelding Gray peut être admirée au Métropolitan Museum of Art de New-York :

  • L’Œuf napoléonien (1912)
  • L’Œuf du Caucase (1893)
  • L’Œuf aux Palais danois (1890)

   Un œuf inachevé a été retrouvé, celui de 1917. Jamais présenté à tsarine, il est très émouvant car un hommage à son fils :

  • L’Œuf de la Constellation (1917)

   Sur les 50 œufs impériaux, 8 demeurent introuvables. Depuis la Révolution, ils ont disparu sans laisser de trace, sans doute cachés quelque part, attendant d’être découverts…

  • L’Œuf à la poule dans un panier (1886)
  • L’Œuf à l’ange (1888)
  • L’Œuf aux perles (1889)
  • L’Œuf aux portraits d’Alexandre III (1896)
  • L’Œuf mauve (1897) sauf la surprise conservée dans la Collection Vekselberg
  • L’Œuf empire néphrite (1902)
  • L’Œuf du Jubilé danois (1903)
  • L’Œuf commémoratif en l’honneur du tsar Alexandre III

   Aujourd’hui encore, de nombreuses pièces Fabergé surgissent aux enchères presque chaque jour dans le monde !

 

Sources

♦ Presse française de l’époque

♦ Documentaire de la chaîne Histoire sur la vie de Fabergé

♦ Livre du musée Fabergé

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