Louise de Polastron, Ange rédempteur du comte d’Artois

 

   « C’était la tendresse vivante » nous affirme Lamartine. Personnalité touchante et discrète, coquette mais point ambitieuse, celle que Marie-Antoinette surnommait « la bonne Louise » demeura la maîtresse du comte d’Artois, futur Charles X, jusqu’à sa mort. Ce grand amateur de femmes particulièrement frivole, sut reconnaître en Louise des qualités de cœur qui inspirèrent à ses contemporains éloges et compliments poétiques.

 

La jeunesse dorée du XVIIIème siècle

Portrait présumé de Louise d'Esparbès de Lussan
Portrait présumé de Louise d’Esparbès de Lussan

   Louise d’Esparbès de Lussan, née le 19 octobre 1764, ne connaîtra jamais sa mère, morte six semaines après lui avoir donné le jour. Elle noue en revanche des liens très forts avec son grand-père maternel.

   Issue d’une noble et très ancienne famille d’Armagnac, Louise intègre le couvent de Panthémont en 1776. Situé au cœur du faubourg Saint-Germain, il se compose de vastes bâtiments entourés de grands jardins à la française ombragés d’épaisses charmilles.

   Séjour d’autant plus plaisant que les règles de vie sont loin d’être austères : lever tardif, choix de la toilette, promenades, exercices de piété, divertissements, musique, dessin et danse… Pas l’ombre d’une sévérité de cloître à l’horizon ! C’est que le couvent abrite de petits trésors dont il faut prendre soin…

N’étaient-elles pas toutes, en effet, destinées par leur naissance à faire dans un temps rapproché le plus bel ornement de la Cour de Versailles ?

   Louise approche de ses quinze ans. Elle s’est métamorphosée en une gracieuse jeune fille. Une taille souple et élégante, un visage en ovale parfaite, des cheveux cendrés, des yeux bleu très pâle, timides et expressifs à la fois… Une physionomie d’une « naïve tendresse ». Le comte de Tilly affirme : « Elle était d’une beauté accomplie, faite pour enchaîner ».

Comtesse de Polastron

   Les prétendants ne manquent pas, d’autant qu’elle est aussi une riche héritière (tant qu’à faire !). La comtesse Gabrielle de Polignac, née Polastron, qui visite fréquemment Panthémont où elle a passé sa jeunesse, aperçoit un jour Louise et, conquise, sollicite aussitôt sa main pour son demi-frère Denis de Polastron.

   Les Polastron sont de souche ancienne. Gabrielle, mariée au comte de Polignac, occupe une place de plus en plus importante à la Cour : son empire sur Marie-Antoinette croît de jour en jour. Son frère a déjà bénéficié des largesses royales et son avenir militaire semble prometteur.

   Le père de Louise comprend qu’une telle union est un gage de fortune et de puissance pour sa famille. Les futurs époux sont consultés et présentés, puis mariés dans la foulée. A l’époque, ça ne traine pas ! Louise, devenue comtesse de Polastron, a quinze ans et son époux dix-huit. La jeune mariée n’est pas nubile et doit regagner Panthémont. Quel romantisme… Mais l’harmonie règne entre les époux. Louise quitte volontiers son couvent dès que sa présence est sollicitée à la Cour : elle se montre aux bals, soupers, concerts ou spectacles à Versailles, à la Muette, à Marly ou à Trianon. Et rapidement, elle conquiert son monde. 

Guichette et Bichette

   Gabrielle de Polignac se comporte en belle-sœur attentive et affectueuse. Elle présente Louise à la Reine Marie-Antoinette, qui lui témoigne beaucoup de bonté. Faisant référence aux touchantes attentions de la souveraine à son égard, Louise écrit à son cher grand-père : « Il faut les voir pour les croire ».

   Elle quitte définitivement son couvent en juillet pour venir assister au mariage de la fille de Gabrielle, Aglaé de Polignac, avec le comte de Guiche. Marie-Antoinette souhaite que les deux couples, Polastron et Guiche, s’installent à Versailles, et que les deux jeunes filles, à peu près du même âge, soient officiellement présentées à la Cour.

   A la fin de l’été 1780, Louise tombe malade à tel point que l’on craint pour sa vie, et les présentations doivent être reportées. Marie-Antoinette, inquiète, vient souvent prendre de ses nouvelles. Le père de Louise écrit à son frère le comte de Lussan :

La Reine a pris le plus tendre intérêt à elle, et quoiqu’elle fut logée hors du château, elle a été plusieurs fois passer des heures entières auprès de son lit avec le comte d’Artois.

   On remarque que le jeune frère du Roi Louis XVI se montre déjà soucieux de sa santé… Louise est finalement présentée à la Cour le dimanche 3 décembre. Vêtue d’une robe de drap d’or, elle porte des diamants que Marie-Antoinette lui a prêtés pour l’occasion !

   Louise se prend, dès leur première rencontre, d’une vive amitié pour la fille de sa belle-sœur, la belle Aglaé de Guiche. Sentiment partagé : « La Guichette raffolait sa petite tante Polastron », tante que tout le monde surnomme Bichette tant elle est douce et bonne.

   Ensemble, elles se rendent chez Gabrielle, devenue la favorite officielle de Marie-Antoinette, où la société de la Reine se réunit.

Aglaé de Polignac, duchesse de Guiche, par Elisabeth Vigée Lebrun en 1794 - Collection particulière
Aglaé de Polignac, duchesse de Guiche, par Elisabeth Vigée Lebrun en 1794 – Collection particulière

   Louise partage donc désormais son temps entre les somptueux appartements de sa belle-sœur, et le coin de paradis et d’élégance qu’est le Petit Trianon. Le 1er novembre 1782, Louise, dix-sept ans seulement, est nommée dame du palais de la Reine. Pourvue d’une position officielle, elle partage la vie de toutes les princesses et duchesses attachées à Marie-Antoinette, évolue avec ses séduisantes compagnes dans les salons à la mode. Elle se lie avec Mme de Poulpry et Mme de Laage, qui resteront de fidèles amies. 

« La nullité qui joue du violon »

   Le 19 octobre 1785, Louise donne naissance à Louis-Henry de Polastron. Une grossesse très difficile : de constitution délicate et d’une santé peu florissante, Louise faillit perdre la vie. Le comte d’Artois a eu très peur… A Mme de Laage, il dévoile les sentiments qui l’habitent :

Mon âme est calme et tranquille. Le Ciel m’a rendu au bonheur… Ah ! Madame qu’il est pur, qu’il est ravissant ! Grands dieux ! Il est si vrai que dans l’univers entier je n’existe que par elle seule !

   Quelques mois plus tard, on remarque des refroidissements entre Louise et son époux. Au fil des mois, la jeune femme s’est rendue compte qu’elle est mariée à un homme médiocre, un militaire sans aucun génie, un mari peu délicat et un homme sans raffinement. Sauvage et gauche, habitué à la vie des camps, il ne prend pas part aux divertissements de cour et se montre indifférent aux faveurs qui pleuvent sur sa sœur et sa femme. Le comte de Tilly le surnomme « la nullité qui joue du violon » !

Comment ce mari si peu sociable, désœuvré et maussade, dépaysé à Versailles, où il ne cachait pas son ennui, aurait-il pu soutenir la comparaison avec le prince séduisant et aimable qu’était alors le comte d’Artois ! 

Les débuts d’une passion

Le comte d'Artois par Louis-Joseph-Siffrède d'après Duplessis - Collection du château de Versailles
Le comte d’Artois par Louis-Joseph-Siffrède d’après Duplessis – Collection du château de Versailles

   Le comte d’Artois, alors âgé de vingt-huit ans, est le dernier frère de Louis XVI et le plus gracieux prince de la famille. Il a hérité de cette beauté majestueuse qui n’a jamais quitté son grand-père Louis XV. Grand, gai, fantasque, aimable, la mine séduisante, rien ni personne ne lui résiste.

   Léger et gai compagnon de Marie-Antoinette, on ne compte plus ses conquêtes féminines ! Son épouse Marie-Thérèse de Savoie, intelligente mais toujours à l’écart, est bien incapable de le retenir.

   Louise prend l’intérêt que lui manifeste le comte d’Artois pour une simple amitié. Elle écrit à son amie Mme de Lage :

Je suis si souvent avec cette personne ou pour mieux dire je passe si peu de jours sans LE voir qu’il est impossible que l’habitude ne nous donne pas une sorte de familiarité que l’on prendrait volontiers de sa part pour autre chose.

   Lorsque le comte déclare son amour à la jeune femme, elle prend peur et, comme une biche effarouchée, se refuse à lui. Ce qui ne fait qu’aiguillonner le désir du comte d’Artois !

 

   Parmi les éclatantes beautés qui papillonnent dans les décors somptueux de Versailles, Louise se détache, par son charme simple et tendre, sa bonté naturelle. Une belle fleur délicate et précieuse. Pour ce coureur de jupons impénitent, c’est le coup de foudre. Flattée mais intimidée, puis touchée des sentiments persistants du comte, Louise finit par se donner à lui.

La chute de la douce Louise dans les bras de son vainqueur sera presque inconsciente et dès le lendemain de cette défaite qui pour tant d’autres eût été un triomphe, elle n’aura plus qu’un désir, c’est de vivre dans la retraite pour se consacrer tout entière à son amour.

   Pour la première fois, le comte, lassé de ses conquêtes facile, éprouve un amour mêlé de respect pour une femme. Il lui avoue : « Je ne me sens plus le même quand je suis auprès de vous ».

Au milieu de cette Cour raffinée et galante, où toutes les femmes voulaient plaire, où tous les hommes voulaient aimer, on regardait avec indulgence cette liaison ennoblie par une affection si sincère et une si constante fidélité. 

L’exil

   Leur amour, durant les trois ou quatre années qui suivent, n’est guère troublé par les bouleversements qui secouent la France. Pourtant, les calomnies contre la Reine et son petit groupe de favoris se font de plus en plus virulentes.

   Mme de Polignac est la première dans la ligne de mire. Elle est obligée de quitter la France en toute hâte, avec son époux, sa sœur et sa fille Aglaé. Peu après, obéissant aux mêmes ordres de Marie-Antoinette, Louise de Polastron passe la frontière avec son fils, ses parents, Mmes de Poulpry et de Lage.

   Elle est Installée à Berne, puis à Rome… Parcourant les Cours européennes, loin de sa bien aimée, le comte d’Artois ne cesse de solliciter son ami le comte de Vaudreuil, qui doit lui raconter en détail les journées de Louise, et le tenir informé de ses moindres soucis de santé.

   Il meurt d’envie de la rejoindre, mais ne faut pas qu’il paraisse dominé par ses passions amoureuses en ces temps troublés. Vaudreuil lui tient ce langage :

Il faut que l’amour soit la récompense et le dédommagement des grandes peines ; mais il ne faut pas que quelques jours de bonheur et de jouissance l’emportent sur les devoirs les plus importants.

Gabrielle, duchesse de Polignac et favorite de Marie-Antoinette, en 1782 par Elisabeth Vigée Lebrun
Gabrielle, duchesse de Polignac et favorite de Marie-Antoinette, en 1782 par Elisabeth Vigée Lebrun

Une amante dévouée

   Les deux amants ne peuvent résister bien longtemps, et lorsque le comte d’Artois et toute sa petite Cour se transportent à Coblentz, devenue la capitale de l’émigration, Mme de Polastron s’installe avec son fils dans une maison louée pour elle.

   C’est à ce moment que, de façon tout à fait désintéressée, Louise offre à son amant l’intégralité de ce qu’il lui reste de dot non payée, le sachant en grande difficulté financière : elle souhaite aider à faire triompher la cause des Bourbons.

   Elle partage la détresse du comte d’Artois lors de l’évasion manquée de Louis XVI et Marie-Antoinette, arrêtés à Varennes, et se réjouit de l’arrivée auprès d’eux du comte de Provence : les deux frères sont réunis pour tenter de sauver le troisième, leur aîné dont le trône vacille dangereusement. Louise encourage son amant dans tout ce qu’il entreprend.

Sa vie entière n’a qu’un but, le contenter et lui plaire. Elle ne vit que par lui et pour lui ; et, en dehors de son prince, rien ne saurait exister.

   Certains jalousent sa proximité avec le comte d’Artois, l’envient et la calomnient. La plus grave accusation portée contre elle sera celle d’accaparer un homme qui lui est entièrement soumis au point de négliger les affaires importantes, les affaires politiques. Accusation sans fondement. Louise soutiendra toujours son amant dans ses entreprises pour la reconquête du trône.

   Les salons de Mme de Polastron et de Mme de Balbi, amour platonique du comte de Provence, sont rivaux. Trop différentes, les deux femmes ne frayent pas entre elles. Quand Mme de Balbi, intrigante diablement intelligente, aspire à diriger les affaires politiques par l’intermédiaire de son amant, Louise n’a pour seule ambition que de garder toujours Charles auprès d’elle. Et surtout, ne jamais se mêler de politique.

   Elle est cependant tenue, par sa position, de répondre aux sollicitations et de recevoir avec régularité, car les courtisans fidèles au prince se groupent chez elle. Modeste et timide, elle rougie encore de sa situation, qui pourtant ne choque personne ! Comme chacun sait qu’un mot de la bouche de Louise vaut, pour le comte d’Artois, tout l’or du monde, elle est constamment importunée.

   Si elle se refuse à favoriser les ambitions de chacun, elle fait toujours preuve de bonté et de bienfaisance. Louise s’émeut devant les sacrifices pour la cause bourbonienne, l’infortune et la détresse des femmes et des enfants… Elle promet sa protection.

Les temps difficiles

Louise d'Esparbès de Lussan, comtesse de Polastron par Alexandre Kucharski - Collection du château de Versailles
Louise d’Esparbès de Lussan, comtesse de Polastron par Alexandre Kucharski – Collection du château de Versailles

   La petite Cour quitte bientôt Coblentz pour Ham. C’est là que l’on reçoit la nouvelle de la condamnation puis de l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793. Puis c’est au tour de Marie-Antoinette, en octobre de la même année. Quelques mois plus tard, Gabrielle de Polignac s’éteint, n’ayant pas survécu à la mort de celle qui lui avait tout donné.

   Louise est vivement affectée par la perte de ces deux femmes, qui lui ont toujours témoigné affection et bienveillance. Elle apprend encore la mort de son grand-père qu’elle adorait, sacrifié à la guillotine en même temps que le scientifique Lavoisier…

   Aux pertes des proches s’ajoutent des désastres militaires qui portent un coup au moral. Le comte d’Artois tient bon grâce à Louise, toujours présente à ses côtés. « Cette femme adorable fait plus que jamais le bonheur de ma vie » !

   Les amants sont résolus à ne plus se séparer, ils affichent désormais leur relation et vivent en ménage. Au diable les convenances ! Louise suit vaillamment le prince dans tous ses déplacements, endurant les fatigues des voyages et des intempéries. La passion est trop forte, même si son âme lutte avec la honte d’usurper la position de l’épouse légitime, Marie-Thérèse de Savoie… qui n’a pas son mot à dire.

La douce Luzy

   Artois s’installe au château de Hollyrood en Ecosse, et Louise vient l’y rejoindre. Elle partage une demeure avec le duc et la duchesse de Guiche. Si le comte d’Artois ne reste pas inactif, la vie s’écoule lentement, un peu monotone pour Louise… Souvent elle envoie des lettres à Mme de Laage, empreintes de nostalgie.

   Pour sa « douce Luzy », Artois a toujours un amour inébranlable, et s’inquiète à chacune de ses indispositions, assez fréquentes. Il prend en considération tous ses conseils, écrit « nous » dans ses lettres lorsqu’il parle d’eux. Tous les émigrés composant la petite cour de comte d’Artois se retrouvent chez Louise, car Charles aime s’y rendre tous les soirs pour sa partie de Whist habituelle. Leur union est totale. 

   Elle s’occupe et chasse la monotonie en lisant, des œuvres classique et modernes souvent judicieuses et donne parfois de modestes fêtes pour tirer la petite colonie de sa morosité : ainsi le 30 août 1798, elle improvise un petit théâtre dans les appartements du fils de son amant, où les courtisans sont les acteurs, comme aux beaux jours de Trianon !

   A la fin de l’année 1799, le comte d’Artois se rend à Londres avec Louise. Elle est logée dans un magnifique hôtel. Elle va y passer les trois dernières années de sa vie. 

« Soyez à Dieu ! Tout à Dieu ! »

   Depuis sa naissance, Louise est atteinte de malaises, migraines et vapeurs, conséquences de sa faible constitution. Constamment éprouvée par les morts, les désillusions et les angoisses perpétuelles, sa santé déjà fragile s’est altérée à cause de l’air humide de l’Ecosse.

   Sa position, qui la fait vivre dans le péché, est aussi source de souffrance morale, même si elle n’en laisse rien paraître. Elle est pourtant atteinte d’extrême langueur.

   Le comte a beau se soucier constamment de sa santé, il en oublie les détails les plus élémentaires. Très proche de la malade, il ne voit rien. Mme de Gontaut écrit : « les personnes les plus attachées aux malades sont celles qui quelquefois s’aveuglent le plus facilement sur leur danger ».

   Tous les soirs, Louise quitte le salon surpeuplé et surchauffé où l’on étouffe, pour se rendre dans sa chambre située au nord, froide et malsaine. Une brusque transition qui lui fait contracter la maladie qui va l’emporter, certainement la tuberculose, qui se manifeste d’abord par une toux sèche et les pommettes brûlantes.

   Comme elle ne se plaint jamais, personne ne remarque rien. « On était accoutumé à son visage souffrant, à ses yeux brillants et mélancoliques ». Et le mal empire : une fièvre lente qui la fatigue. Il faut bien se rendre à l’évidence, lorsqu’un médecin annonce qu’elle est à la dernière extrémité. Le comte d’Artois est effaré. Il supplie le médecin de tout faire pour la sauver.

Charles de Bourbon, comte d'Artois, en 1818 par Charles Duchesne
Charles de Bourbon, comte d’Artois, en 1818 par Charles Duchesne

   On installe Louise à Brompton Grave, petite campagne aujourd’hui absorbée par Londres. Il est trop tard et l’état de Louise empire. Artois passe ses journées seul avec elle. Il prend conscience du temps gaspillé en amours futiles, regrette ses dissipations de jeunesse. Aux côtés de la mourante qui le ramène dans le droit chemin, il s’imprègne d’une piété profondément dévote.

   Louise craint pour le salut de son amant. Elle lui fait jurer de lui être fidèle par-delà la mort. Ses dernières paroles sont : « Soyez à Dieu, tout à Dieu ! ». Et Artois jure avant que Louise ne mette sa main dans celle de son directeur de conscience, l’abbé Latil, en lui recommandant l’âme de son amant.

   Le comte d’Artois ferme les yeux de celle qui a été à ses côtés pendant vingt ans. Sa mort inaugure un nouvel homme. Le prince, âgé d’à peine quarante-cinq ans, ne connaîtra plus aucune autre femme. Et l’abbé Latil, qui va prendre un ascendant exceptionnel sur lui, sera à l’origine de l’intransigeance du futur Charles X en matière religieuse… « De frivole, le prince devint austère. De libertin à la mode du XVIIIème siècle, il se fit dévot ». Ah… Le pouvoir des femmes !

 

Sources

♦ Louise d’Esparbès, comtesse de Polastron, par le vicomte de Reiset

♦ Madame de Polignac et Marie-Antoinette : Une amitié fatale, de Nathalie Colas des Francs

♦ Charles X : Dernier Roi de France et de Navarre, de Georges Bordonove

♦ Charles X : Le dernier Bourbonde Jean-Paul Clément

 

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à commenter, partager, et soutenir le blog sur Tipeee !

image-fin-articles

2 Réponses

  1. Ai découvert avec intérêt Madame de Polastron dans votre article convaincant Dévouée douce et sensible, elle ne semble pas avoir appréhendé les raisons profondes des événements politiques. de son temps…

Laissez un commentaire !